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Laurence, une créatrice pour les working girls

Les beaux vêtements, on adore et c’est encore mieux quand on se sent bien dedans. Un impératif qui inspire Laurence Imstepf.

Une boutique rue des Étuves à Genève et un atelier au Centre Choiseul. Laurence Imstepf passe l’essentiel de son temps dans son local à Versoix. Un lieu qu’elle partage avec d’autres créateurs. Dans le bâtiment labyrinthique, un fléchage mène à son atelier avec machines à coudre, rouleaux de tissu, prototypes et patrons aimantés au mur. Au centre trône la pièce maîtresse de sa prochaine collection: un manteau noir. Sa passion ne date pas d’hier. Pré-adolescente, elle réalisait déjà un pull col roulé. «C’était mon premier vêtement. Je m’en rappelle car tout le monde l’avait trouvé très moche, mais moi je l’adorais.» C’est décidé: la couture, elle en fera son métier. Une formation de couturière modéliste l'amène d'abord à créer des costumes de théâtre et de cinéma. Dix ans plus tard, elle décide de travailler pour elle. Mais avant de se lancer, elle s’inscrit en design de mode à l’HEAD (Haute École d’art et de design) de Genève. Un bachelor qu’elle obtient en 2006 avec brio. Lauréate de sa volée, elle est récompensée par la bourse du Fonds cantonal d’art contemporain. Un coup de pouce qui lui a permis de créer sa marque, «Mademoiselle L», inaugurée à cette occasion. Elle porte une de ses créations, un ensemble à rayures noires et grises, un vêtement qui ressemble à la ligne de sa collection qu’elle me décrit comme étant géométrique, minimaliste et sophistiquée. Une direction qu’elle suit depuis 2012 et qui fait suite à un revirement après les six ans de sa marque. Un collaborateur de l’HEAD l'incite à faire une pause, à réfléchir. Grâce à son aide, elle s’impose un travail d’introspection et restructure l’identité de sa marque. Une réflexion qui l’amène à adopter un style plus linéaire et sobre pour «Mademoiselle L».

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