Lancy teste le recyclage des balayures

EnvironnementLes premiers résultats de ce projet pilote montrent que 60% de ces déchets peuvent être valorisés.

Damien Bonfanti, maire de Lancy.

Damien Bonfanti, maire de Lancy. Image: Laurent Guiraud (archives)

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Certaines communes ne ménagent pas leurs efforts pour éviter la taxe au sac. Depuis avril, Lancy s’est ainsi mise à recycler les balayures, soit les déchets provenant de l’entretien des chaussées. Après plusieurs mois de test, les résultats de ce projet pilote mené avec l’entreprise Serbeco sont encourageants: 60% de ces déchets sont valorisables.

«À travers ce projet, nous poursuivons un double objectif: réduire nos frais d’incinération aux Cheneviers et aider le canton à atteindre un taux de recyclage de 50%», explique le maire de Lancy, Damien Bonfanti.

Chaque année, la Voirie lancéenne ramasse 247 tonnes de débris sur les routes. De quoi sont-elles composées? «Une benne contient environ 40% de déchets combustibles (vieux plastiques, PET, divers résidus incinérables et organiques…), 50% d’éléments lourds (pierre, plastiques durs, bois très humides…), 8% de bois, 2% de sable et gravillons et 1% de métaux», détaille Bruno Stämpfli, le chef de la gestion des déchets, dans Le Lancéen.

Autrefois brûlés à l’usine des Cheneviers, ces matériaux sont désormais triés par Serbeco. Dans ses locaux à Satigny, des machines séparent les matières organiques des matières inertes. «Quand le temps est très humide, les déchets sont plus difficiles à trier», confie Bertrand Girod, directeur de la société.

«Nous poursuivons un double objectif: réduire nos frais d’incinération aux Cheneviers et aider le canton à atteindre un taux de recyclage de 50%.»

Damien Bonfanti, maire de Lancy

Songe-t-il à étendre le projet à d’autres communes? «Oui, mais avant nous devons nous assurer de pouvoir traiter une plus grande quantité de balayures, répond le spécialiste. Nous prolongeons donc la phase de test jusqu’à l’été.»

Le maire de Lancy ne peut encore chiffrer les économies induites par la valorisation des déchets des chaussées. «Pour l’heure, nous mettons surtout en avant le côté écologique et développement durable de cette opération, souligne-t-il. Les économies financières viendront plus tard, une fois que nous aurons finalisé au mieux la logistique de cette collecte.» (TDG)

Créé: 20.12.2017, 10h01

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