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Elle lance le «Geneva Oriental fashion show»

Une jeune marocaine organise un défilé de mode pour mettre en lumière le travail des créateurs arabes.

Majhouba Chokri a mille idées et son sourire lui a déjà permis de déverrouiller bien des portes.
Majhouba Chokri a mille idées et son sourire lui a déjà permis de déverrouiller bien des portes.
Steeve Iuncker Gomez

Majhouba Chokri a de la suite dans les idées. Cette jeune marocaine de 32 ans est passée par Londres pour suivre des études en communication. Elle a posé ses valises à Genève depuis quelques mois pour y lancer «The geneva Oriental fashion show», un défilé de robes orientales.

«C’est une idée folle qui a germé dans mon esprit mais j’ai voulu aller jusqu’au bout. J’ai eu la chance d’avoir des amis qui m’ont soutenu et encouragé», raconte-t-elle. Majhouba Chokri a mille idées et son sourire lui a déjà permis de déverrouiller bien des portes. Il lui aura fallu dix mois pour mettre sur pied cet événement et convaincre plusieurs ambassadeurs représentant les missions diplomatiques de pays arabes auprès de l’ONU d’y assister et de soutenir son idée. Pari gagné donc pour cette jeune femme que rien n’arrête.

Jeudi soir, l’Hôtel Kempinski accueillera les dernières créations d’une dizaine de couturiers arabes méconnus du public occidental. Ils viennent du Maroc, d’Algérie, du Koweït, d’Oman, des Emirats arabes unis, de Tunisie, ou encore du Soudan. «C’est ma manière à moi de dresser des ponts entre le monde arabe, la Suisse et le reste du monde», explique Majhouba Chokri. Initialement, la jeune femme se destinait à une carrière dans la presse et les médias. Pas facile lorsque l’on porte le voile. Finalement, c’est vers l’événementiel qu’elle s’est tourné en conciliant cette activité avec son engagement en faveur du dialogue des civilisations. Cette militante de la paix veut battre en brèche les clichés en montrant la richesse de la culture arabe.

«The geneva Oriental fashion show est un événement culturel» insiste-t-elle. Pas de politique mais une farouche envie de faire bouger les choses en montrant, pour commencer, que le monde arabe produisait aussi «des femmes leaders». Car Majhouba Chokri ne souhaite pas s’en arrêter là. Si elle avoue que les préparatifs des derniers jours lui ont enlevé le sommeil et donné quelques sueurs froides, elle projette déjà d’autres éditions. «Une première c’est toujours difficile mais on y est arrivé et je crois qu’on va avoir une très belle soirée», assure-t-elle. L’événement ouvert sur invitation affiche déjà complet. Alain Jourdan

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