La flamme du défilé résiste à la pluie sans s’éteindre

EscaladeWeek-end à deux ciels pour la Compagnie de 1602, fêtée au sec et dans le froid samedi, douchée dimanche lors du cortège.

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Visiteur de marque ce dimanche après-midi aux Bastions, dans un parc qui ne répond pas exactement aux standards protocolaires. Le mur des Réformateurs disparaît en effet derrière le gabarit écrasant d’une tente à moitié démontée. Le conseiller fédéral Alain Berset n’en a cure. L’invité de prestige, c’est lui, futur président en exercice de la Confédération, élu pour l’année 2018. Accompagné du Conseil d’État genevois, ainsi que des membres du Conseil d’État d’Uri, en visite confédérale, le voici en train de remonter sans se presser les différents groupes de la Compagnie de 1602 qui, au même moment, se mettent en ordre de cortège.

Escorte prestigieuse

«Il nous a un peu pris en traître; on a juste eu le temps de glisser nos pipes dans la poche», glisse en souriant l’un des aides du Pétardier, surpris de voir surgir sans prévenir cette escorte prestigieuse. Échanges informels, explications simples et sans langue de bois concernant la pyrotechnie embarquée. «On a porté le pétard devant lui»: ces artificiers-là sont les meilleurs guides culturels du week-end. Au même titre que tous les autres participants du défilé historique, ils auraient mérité d’avoir une météo plus collaborante.

«On rêvait au réveil, dimanche matin, d’évoluer sous la neige; le ciel ne nous a pas écoutés», note une paysanne de Jussy en glissant un bonnet de douche sous sa coiffe. Astucieux, mais il ne faut surtout pas le voir, ce petit parachute transparent: «On peut tricher en dessous, jamais sur la partie visible du costume, nous sommes là pour le respecter et le valoriser», poursuit-elle. Consigne respectée à la lettre, malgré la pluie qui redouble de vigueur dès le départ à 17 h.

Les porteurs de pots à feu et de torches font la haie d’honneur, stoïques, un œil vaguement inquiet sur leur éclairage naturel. La flamme résiste, la batterie de tambours de la 1602 sonne juste, ses interprètes sont contents d’avoir des peaux en synthétique. La pluie, toujours elle, dégouline sur la ferraille des hommes en arme figurant dans le détachement de la milice bourgeoise; les casques des arquebusiers se transforment en gouttières de toiture.

Rues-Basses désertées

Tout le reste, en coton, prend l’eau et fait l’éponge. De quoi regretter à mi-parcours la délicatesse et la photogénie du flocon de neige. Car le public se montre fidèle et nombreux en Vieille-Ville, franchement moins dans les Rues-Basses.

D’aucuns avaient prévu de venir par n’importe quel temps, mais ils sont ralentis loin de Genève, coincés dans les bouchons, au retour chaotique de la montagne. «J’ai voulu aller voir la neige, la vraie, en Valais, avant de finir le week-end au son des fifres. C’est raté, la nuit est tombée et je suis toujours bloqué à deux heures d’autoroute de Dame Royaume», confesse l’imprévoyant au bout du fil.

Créé: 10.12.2017, 20h36

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