La faucardeuse de Genève vit ses dernières heures

Lac LémanLe Canton veut remplacer sa traditionnelle tondeuse à algues par des modèles plus performants.

Les agents de l’État coupent entre 300 et 400 m2 de plantes aquatiques par année au bout du lac.

Les agents de l’État coupent entre 300 et 400 m2 de plantes aquatiques par année au bout du lac. Image: Laurent Guiraud

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La faucardeuse de Genève est de sortie cette semaine, pour entamer ce qui pourrait être sa dernière saison. La «vieille dame», comme on l’appelle à l’Office cantonal de l’agriculture et de la nature (OCAN), s’en va couper les algues ou autres macrophytes (végétaux d’eau douce montant à la surface pour fleurir) qui pullulent suite à la canicule, chatouillent les nageurs, s’entortillent autour des hélices et des quilles de bateaux.

La machine métallique orange est munie de trois barres de coupe de 2,50 mètres et d’un tapis roulant sur lequel remontent les plantes taillées. Elle s’active sur le parcours du triathlon de Genève, qui démarrera ce week-end aux Bains des Pâquis. La tondeuse des eaux, qui peut stocker 18 m3 d’algues, s’en ira ensuite du côté de la Belotte, au large de la rampe de Vésenaz, avant de descendre le long de la Rive gauche.

Construite dans les années 70, encombrante, énergivore, la «vieille dame» doit être remplacée par une ou plusieurs machines à la silhouette plus fine et capables d’œuvrer dans des endroits plus serrés, comme des ports fermés. Le Grand Conseil doit se prononcer cet automne sur le budget de ce remplacement, devisé à un peu plus d’un million de francs. Le Canton a pris contact avec plusieurs fournisseurs de machines en Suisse et dans les pays voisins, dont l’Allemagne et les Pays-Bas.

Un système de compostage des macrophytes, à l’aide d’un filet sous-marin à la Belotte, a également été mis en place, là où jadis les plantes étaient extraites du lac et acheminées vers des déchetteries. «Il permet aux algues de se décomposer dans leur milieu naturel, ce qui est mieux pour l’écosystème et plus efficient», indique André Baud, chef du secteur travaux et entretien à l’OCAN.

Pour notre faucardeuse, les années se sont suivies sans forcément se ressembler. Durant les étés 2016 et 2017, le véhicule orange s’était à peine mis en branle car les algues, qui poussent durant la saison chaude, s’étaient faites rares. Le changement climatique n’engendre pas forcément un afflux de végétaux, mais il permet à des variétés exotiques de venir occuper les fonds du Léman. Certaines d’entre elles sont invasives. Dix fonctionnaires, accompagnés de stagiaires l’été, gèrent les plantes du lac dans le canton. En moyenne, ils en coupent entre 300 et 400 m2 par année.

Créé: 11.07.2019, 16h43

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