L’initiative qui veut en finir avec les rentes à vie est déposée

Conseil d'ÉtatLes Vert’libéraux ont réuni 7785 signatures en faveur d’une réforme des retraites des magistrats cantonaux.

Les Vert'libéraux ont déposé lundi leur initiative cantonale «Pour l’abolition des rentes à vie des conseillers d’État».

Les Vert'libéraux ont déposé lundi leur initiative cantonale «Pour l’abolition des rentes à vie des conseillers d’État». Image: LAURENT GUIRAUD

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Le pari n’était pas évident à gagner pour un petit parti comme les Vert’libéraux (PVL). Mais ils l’ont fait! Ils ont déposé lundi, au Service cantonal des votations et élections, leur initiative cantonale «Pour l’abolition des rentes à vie des conseillers d’État». Muni de 7785 signatures, le texte devrait passer facilement le test de la validation. Le minimum requis est en effet de 5294 paraphes (2% du nombre d’électeurs du canton).

«Nous sommes fiers de notre initiative et d’être parvenus à mener à bien ce projet», commente Alexandre Peyraud, le président du parti. Officiellement, les Vert’libéraux n’ont obtenu que le soutien du Parti bourgeois-démocratique (PBD) et du Parti évangélique (PEV). «Mais les membres d’autres partis, de droite comme de gauche, se sont mobilisés et nous ont transmis des signatures», précise le président.

Deux ans de rente

«Ce succès montre que notre proposition répond à une demande la population, qui ne comprend pas que les conseillers d’État puissent bénéficier d’une rente à vie», enchaîne Marc Wuarin, membre du comité. L’initiative entend remplacer la rente à vie (versée après huit ans de mandat) par une rente annuelle limitée à deux ans et représentant 70% du dernier traitement.

Le lancement de l’initiative a été motivé principalement par la lenteur des autorités politiques à réformer le système de retraite des magistrats, l’affaire Maudet ayant, elle, plutôt servi d’aiguillon. Le Conseil d’État a certes déposé un projet de loi en 2017 allant dans ce sens, mais il patiente depuis lors en Commission des finances, en compagnie d’autres projets similaires.

La suite n'est pas écrite

«Nous espérons que l’initiative sera comprise comme un signal clair par nos autorités, ajoute Jérôme Fontana, vice-président du PVL. Il faut qu’elles deviennent proactives et légifèrent. Sinon c’est la population qui sera appelée à décider.»

S’agissant d’une initiative législative, elle ne serait pas soumise en votation populaire si le Grand Conseil l’acceptait. Si ce n’est pas le cas, le Conseil d’État et le parlement ont aussi la possibilité de lui opposer un contre-projet.

La Ville dans le collimateur

L’initiative ne concerne que les conseillers d’État et le chancelier d’État (actuellement une chancelière). Mais le PVL s’intéresse également beaucoup aux rentes similaires des magistrats de la Ville de Genève.

«Nous souhaitons que le Conseil administratif lance un projet de réforme, conclut Jérôme Fontana. Si ce n’est pas le cas, la question du lancement d’une initiative municipale se posera sérieusement.»

Créé: 08.07.2019, 16h38

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