L’arc lémanique veut miser sur les fermes urbaines

GenèveUne étude du Conseil du Léman énumère les bienfaits de l’agriculture en milieu urbain et donne des pistes pour la développer.

Les acteurs français, genevois et vaudois du projet réunis à la ferme du Lignon pour présenter l'étude.

Les acteurs français, genevois et vaudois du projet réunis à la ferme du Lignon pour présenter l'étude. Image: Georges Cabrera

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Manger des fruits et légumes produits littéralement au pied de son immeuble, c’est possible grâce aux fermes urbaines. Ce modèle d’agriculture d’extrême proximité, le Conseil du Léman veut le développer en Suisse comme en France, à l’image de ce qui existe à Genève avec la ferme de Budé et celle du Lignon. L’organisme transfrontalier a publié hier une étude qui énumère les bienfaits de la production agricole en milieu urbanisé et donne des conseils aux producteurs et collectivités intéressés par ce type de projets.

Réalisée par AgriGenève et l’Union lémanique des chambres d’agriculture (ULCA), cette étude s’est penchée sur douze exemples de fermes urbaines dans différents pays, parmi lesquelles la Ferme de Budé, au Petit-Saconnex, une champignonnière installée dans un ancien parking à Paris et les serres sur des toits d’immeubles des fermes Lufa, au Québec. Il en ressort que si ces exploitations sont loin de suffire à nourrir la population, elles sensibilisent celle-ci aux enjeux de l’alimentation et représentent une vitrine importante pour l’agriculture locale. Elles jouent aussi un rôle non négligeable en matière de développement durable, notamment pour la préservation de la biodiversité, la présence de la nature en ville et la réduction des îlots de chaleur. De plus, elles permettent de valoriser des friches. «Les fermes urbaines sont de véritables ambassadeurs des produits régionaux et répondent en cela à la demande croissante des citadins de manger local», souligne Fabien Wegmüller, coordinateur de l’étude pour AgriGenève.

Il est notamment recommandé aux agriculteurs concernés de bien communiquer sur leur activité, par exemple en organisant des événements ou en participant aux fêtes de quartier et autres manifestations. Il est par ailleurs conseillé de se focaliser sur les denrées à forte valeur ajoutée telles que le maraîchage, les petits fruits ou les herbes aromatiques, et de proposer des produits transformés avec les invendus (confitures, sauces, etc.).

«Les fermes urbaines peuvent nous servir à regagner des parts de marché perdues à cause des importations à bas prix et de l’ouverture des frontières», assure Marc Favre, président d’AgriGenève et de l’ULCA. Le Canton de Genève a inclus plusieurs projets d’agriculture urbaine à Bernex, Meyrin et Belle-Idée dans son nouveau Projet de développement régional, dans le but d’obtenir des subventions de la Confédération. Le conseiller d’État vaudois Pascal Broulis, président de la commission économique du Conseil du Léman, est très inspiré par ce qui se fait à Genève: «Grâce à cette étude, nous espérons qu’il y aura un effet de contagion au-delà du territoire du Conseil du Léman.»

Créé: 10.05.2019, 07h06

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