Kim, du petit écran à l'action caritative

JeunevoisKim n'a pas été épargnée par la vie. L'ancienne speakerine de la RTS se voue aujourd’hui à son association Toit pour tous.

Kim Grootscholten.

Kim Grootscholten. Image: DR

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Kim était une des speakerines de la RTS, ces femmes qui ont marqué le paysage médiatique de la Suisse romande durant de nombreuses années. Élancée et distinguée, Kim Grootscholten a tenu l’antenne à la RTS de 2006 à 2011. C'est alors que les présentatrices de programmes ont disparu des écrans. Kim a changé de vie et se voue aujourd'hui à son association Toit pour tous. Enfant, elle grandit à la campagne, dans l’exploitation agricole de son père située dans le sud-ouest de la France. C’est dans cette région qu’elle obtient son baccalauréat en sciences économiques et sociales. Après avoir hésité à poursuivre ses études dans une école de commerce, elle choisit de suivre une autre voie. Celle déjà prise par son arrière-grand-mère, Maud Richard.

Actrice du cinéma muet, elle a joué au côté de grands acteurs tels que Léon Mathot et Julien Duvivier, devenu par la suite réalisateur. Fascinée par cet univers magique, Kim suit des cours de théâtre sous la direction de Georges Descrières, célèbre pour son interprétation d'Arsène Lupin dans une série télé. Sa passion la pousse à quitter sa vie champêtre pour se rendre à Paris. Elle a 18 ans et monte sur les planches dans la pièce de Robert Hossein, «Jésus, la résurrection». Une représentation qui a rempli le Palais des Sports avec ses 4500 spectateurs.

Des débuts prometteurs. Elle enchaîne ensuite quelques rôles mais sa carrière ne décolle pas vraiment et finit par s’essouffler. Difficile de faire sa place. Les places sont chères. «Il faut avoir du talent, bien sûr, mais le facteur chance joue beaucoup, comme les rencontres au bon moment.» Après sept ans et demi d'intermittente du spectacle, elle saisit l’opportunité de rejoindre la radio One FM comme animatrice. C’est à 25 ans qu’elle arrive à Genève pour un job à la RTS en tant que speakerine en 2006. Une expérience de courte durée car la chaîne renonce aux interventions de ces présentatrices dans sa grille de programmes. C’est donc à contrecœur qu’elle quitte le petit écran en 2011.

Trois années de difficultés

Ne se laissant pas abattre, Kim décide de monter son entreprise, une plateforme sur internet afin de faciliter échanges et collaborations. Mais suite à un désaccord avec l’équipe qu'elle a constituée, elle décide de passer à autre chose. Kim traverse alors une période de vie difficile. Elle perd son logement et se retrouve avec sa fille de 5 ans aujourd’hui, Reva, dans des conditions de vie précaires. Trois années de fragilité. «Dans la vie, on vit des hauts et des bas. C’est ce qui fait la vie.» Pour sortir de cette mauvaise passe, elle s’évader à la campagne pour méditer. Un chemin plus «humaniste» pour reprendre ses termes, s’offre à elle. «J’aurai pu tenter de reprendre une carrière artistique. Mais un engagement dans le social me faisait davantage vibrer.» Son expérience lui a donné le goût d'aider d'autres personnes qui ont, comme elle, traversé une période difficile. Un retour lumineux qui se concrétise en avril 2016 avec la création de son association, Toit pour tous, qui a pour objectif de venir en aide aux personnes sans domicile.

Un parcours admirable

Très fière de ce qu’elle accomplit depuis, Kim pourrait en parler durant des heures. Mais elle préfère me faire rencontrer Didier, un ex-aide-soignant qui a subi lui aussi les aléas de la vie pour se retrouver sans domicile, contraint de vivre chez des connaissances. Aujourd’hui, de nombreux partenaires comme Rafaela Taner ont rejoint l'association, qui s'est transformée en fondation en 2017. Elle intervient aussi désormais en France voisine, dans le département de l’Ain, et projette de créer un écoquartier permettant aux habitants de s'entraider et de surmonter les coups durs. Loin de se reposer sur ses lauriers, c’est avec enthousiasme qu’elle veut aussi s'implanter sur l’île Maurice, un pays qui lui tient à cœur.

Créé: 20.12.2018, 15h47

Où la rencontrer:

Design’Hair: un coiffeur qui propose des coupes gratuites aux plus démunis.

Bollywood dance, une centre de danse. Elle apprécie beaucoup Rafael notamment pour ses investissements dans les causes humanitaires.

La campagne de la Champagne.

Les abords du musée Ariana.

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