Jonction: piétons bannis du viaduc durant dix mois

ChantierDans le cadre des travaux du CEVA, la passerelle piétonne sera supprimée dès janvier.

Image: Laurent Guiraud

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Au début de décembre, les habitants du périmètre de Saint-Jean apprenaient que la passerelle piétonne du viaduc de la Jonction serait fermée durant quelques nuits. En début de semaine, on leur a annoncé qu’en 2017, le passage sera interdit d’accès durant… dix mois. C’est le prix à payer pour une remise à neuf de l’ouvrage, datant de 1945, et l’arrivée du CEVA.

Cette année, le viaduc a déjà subi des travaux sur sa partie aval, pour la réfection d’une partie de son tablier (partie supérieure de l’ouvrage). Une nouvelle voie ferrée a également été posée pour adapter l’ouvrage aux standards de l’Office fédéral des transports et permettre la modification de l’électrification de la ligne pour accueillir les RER. Durant ces travaux, la circulation ferroviaire a été déplacée sur la voie amont. «Ceux-ci étant maintenant terminés, la circulation des trains va être basculée sur la nouvelle voie en aval afin de rénover la deuxième moitié du tablier», détaille Antoine Muller, chargé de communication du CEVA.

Et c’est là que le bât blesse: la partie supérieure du pont, et donc la passerelle, va disparaître. Comme il n’existe pas de cheminement de l’autre côté, les piétons ne pourront plus emprunter l’ouvrage. «Il n’y a pas la place d’aménager un passage piéton sécurisé de ce côté-là», relève le chargé de communication. Pour rejoindre la rive d’en face, il faudra donc emprunter un autre pont.

La pilule passe mal auprès de certains habitants, comme Gaëlle. La trentenaire emprunte le passage entre deux et quatre fois par jour. «Pour me rendre à Lancy, pour promener mon chien, faire mon jogging, me balader… Au-delà de mon cas particulier, il y a aussi les voisins qui se rendent à pied ou à vélo au travail et devront faire un grand détour, ou encore les écoles et les enfants du quartier qui utilisent le viaduc pour se rendre au Bois de la Bâtie sur un chemin sans voitures. On peut bien sûr passer par la Jonction ou le pont Butin, mais c’est à 25 minutes de marche, ce n’est ni le même confort ni la même sécurité!» Elle déplore encore l’information «tardive» faite aux riverains. Un groupe Facebook pour s’opposer à cette fermeture vient par ailleurs d’être créé. Du côté de l’Association des habitants de la Jonction en revanche, la mesure ne crispe pas: «Nous n’avons pas eu vent de mécontentement particulier, relève son président, Michel Schweri. Mais les habitants utilisent peu cette passerelle, ils arrivent généralement par le bas.»

Antoine Muller comprend la crispation de certains riverains, «mais nous n’avons pas d’autre choix». Il précise: «Lors de sa reconstruction, la passerelle piétonne sera améliorée en étant élargie, passant de 1,45 m à 3,70 m de largeur. La circulation sera alors plus aisée et renforcera ce passage en tant qu’axe de mobilité douce.» Aurélie Toninato

(TDG)

Créé: 15.12.2016, 19h00

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