Drame de Saint-Jean: la police a arrêté six personnes

JusticeQuatre mineurs et deux majeurs ont été interpellés. L’un d’eux, un Genevois âgé de 18 ans, reconnaît avoir porté des coups.

Une des deux victimes avait été retrouvée devant le temple.

Une des deux victimes avait été retrouvée devant le temple. Image: Laurent Guiraud

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Des arrestations en cascade ont eu lieu entre lundi et mardi à Genève, six mois après la violente agression commise contre deux hommes, en pleine rue, dans le quartier de Saint-Jean. Six jeunes du quartier, des Suisses, sont entre les mains de la justice, dont quatre mineurs. Des aveux ont été recueillis. Tous sont prévenus de tentative de meurtre, a appris la Tribune de Genève.

Devant les enquêteurs, un jeune de 18 ans, sans antécédent judiciaire, a dans un premier temps nié les faits qui lui sont reprochés. Mais mardi, face au procureur chargé du dossier, il a reconnu avoir porté trois coups, selon nos informations. «Mon client a admis sa participation aux faits mais a contesté toute intention d’homicide! Il a pleinement collaboré et se trouve dans la repentance», réagit Me Guerric Canonica, qui le défend avec Me Simine Sheybani. Placé en détention préventive, le prévenu a aussi indiqué qu’il se trouvait cette nuit-là avec des mineurs qu’il connaissait.

Comme nous le révélions lundi sur notre site Internet, la police a procédé ce jour-là aux premières interpellations. Et l’un des auteurs présumés, majeur, s’est présenté de lui-même aux enquêteurs.

Depuis, les langues se délient peu à peu. Il ressort des auditions un élément glaçant. Les auteurs présumés disent avoir utilisé la technique du penalty avec leurs victimes: au lieu de taper dans le ballon, ils ont visé la tête. Pourquoi un tel déferlement de violence? A ce stade, pas de réponse.

Dans la nuit du 6 au 7 janvier, un Suisse de 37 ans et un Tunisien de 36 ans ont été pourchassés et tabassés. Le premier, d’origine haïtienne, a été opéré plusieurs fois en urgence après des hémorragies cérébrales. Il va mieux et a pu être entendu le mois dernier par les inspecteurs de la police judiciaire. Cette victime, qui garde une longue cicatrice entre le haut du crâne et son oreille droite, s’est exprimée pour la première fois en présence de sa représentante légale, Me Laura Santonino. Le second plaignant est dans un état bien plus critique. Egalement blessé à la tête, ce Nord-Africain, défendu par l’avocat Simon Ntah, ne se souvient de rien. Il est au plus mal.

Au lendemain de ces agressions, le Ministère public avait ouvert une procédure pour double tentative de meurtre. Contacté ce mardi, son porte-parole ne fait aucun commentaire.

Créé: 04.07.2017, 18h06

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