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Quand un jardin potager devient une salle de classe

Genève le 23.06.2017, Berges de Vessy, un potager scolaire a été installé pour sensibiliser les enfants aux légumes locaux et de saison © Georges Cabrera
Genève le 23.06.2017, Berges de Vessy, un potager scolaire a été installé pour sensibiliser les enfants aux légumes locaux et de saison © Georges Cabrera
Genève le 23.06.2017, Berges de Vessy, un potager scolaire a été installé pour sensibiliser les enfants aux légumes locaux et de saison © Georges Cabrera
Genève le 23.06.2017, Berges de Vessy, un potager scolaire a été installé pour sensibiliser les enfants aux légumes locaux et de saison © Georges Cabrera
Genève le 23.06.2017, Berges de Vessy, un potager scolaire a été installé pour sensibiliser les enfants aux légumes locaux et de saison © Georges Cabrera
Genève le 23.06.2017, Berges de Vessy, un potager scolaire a été installé pour sensibiliser les enfants aux légumes locaux et de saison © Georges Cabrera
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Aujourd’hui, c’est classe verte, au sens propre. Des élèves de quatrième de l’école de Pinchat arrachent gaiement les mauvaises herbes dans le potager scolaire des Berges de Vessy, sous le regard impassible des épouvantails qu’ils ont bricolés eux-mêmes. C'est Marianna Massa, enseignante de biologie et vice-présidente de l’association Slow Food Genève, qui a initié ce jardin didactique financé par la commune de Veyrier, le Département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP), et les Services industriels de Genève (SIG). Les écoliers de Veyrier y passent une ou deux matinées par mois à faire pousser des tomates, salades, petits pois, haricots, courgettes et autres légumes, apprenant ainsi d’où vient la nourriture qu’ils ont dans leur assiette.

«Madame! Madame! Il y a des coccinelles!» Une grappe d’écoliers s’agglutine autour de Marianna Massa pour lui montrer les bêtes à bon Dieu qu’ils ont repérées sur un plant de pommes de terre. Un garçon contemple longuement celle accrochée au bout de son doigt, avant de la déposer avec une extrême délicatesse sur une feuille. Il sait que les coccinelles sont ses alliées pour éliminer les pucerons, puisqu’il a participé à leur lâcher sous forme de larves, une mesure de lutte biologique contre les ravageurs. Puis, les jardiniers en herbe s’éparpillent et retournent s’atteler à leur tâche.

Au début du projet, lancé en février, les enfants ont préparé des plantons à l’école, après avoir fait germer les graines pour suivre le processus depuis le début . «Notre but, c’est d’aller de la graine à l’assiette», explique Marianna Massa. Au final, les légumes récoltés seront soit utilisés pour préparer des repas et des goûters dégustés à l'école, soit emportés à la maison. «Chacun est reparti avec sa botte de radis. Ils étaient tellement fiers de dire que c’était eux qui les avaient plantés!»

Tout en jardinant, les écoliers croquent quelques fèves cueillies un peu plus tôt, dont ils découvrent ainsi le goût à la source. «C’est important qu’ils goûtent les produits frais, confie Marianna Massa. Comme c’est eux qui les ont cultivés, ils sont plus curieux.»

Après la pratique, la théorie. La classe se réunit dans le bâtiment attenant au potager pour un petit cours sur les fruits et légumes locaux et de saison. Marianna Massa leur raconte l’histoire du cardon épineux de Plainpalais. «Nous avons déjà parlé des produits importés d’Espagne, du Maroc ou de plus loin, et des conséquences environnementales du transport et des émissions de CO2. Avec cette forme d'apprentissage émotionnel et pas seulement cognitif, nous espérons qu'ils deviendront des consommateurs responsables.» Les enfants ont également été sensibilisés à la gestion durable de l'eau, grâce à l'atelier proposé par l'association Terragir, où ils ont par exemple appris qu’il ne faut pas moins de 200 litres d’eau pour produire un kilo de tomates en grappe.

Mais les choses enseignées ici ne se limitent pas au jardinage. La vie des insectes, la pollinisation, la petite faune ou les corridors biologiques font aussi partie des thèmes abordés par Marianna Massa, avec le concours d’associations comme Pro Natura. «Cela nous permet de remplir plusieurs objectifs du plan d’études romand, en s’appuyant sur des observations que les enfants ont faites eux-mêmes sur le terrain, se félicite la maîtresse de classe Véronique Duval. C’est une expérience extrêmement enrichissante pour eux.» Au passage, on en profite même pour réviser le français ou les maths, en apprenant les noms des plantes et leur orthographe, ou en calculant la distance à laisser entre les plantons. Des écoles de Carouge, enthousiasmées par ce jardin, vont probablement suivre l'exemple.

Certains élèves ont réussi à entraîner leurs parents dans l'aventure et viendront avec eux arroser le potager pendant les vacances scolaires.

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