Japan Tobacco en appelle à un tribunal arbitral

GenèveLe syndicat Unia est surpris par cette démarche alors que, selon lui, les négociations pour un plan social avaient progressé.

Le 22 octobre, le personnel de Japan Tobacco manifestait devant le siège du groupe, à Sécheron.

Le 22 octobre, le personnel de Japan Tobacco manifestait devant le siège du groupe, à Sécheron. Image: Enrico Gastaldello

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Le groupe Japan Tobacco International (JTI) a annoncé jeudi soir qu’il demandait un arbitrage par un organisme indépendant afin d’établir un plan social pour les employés qu’il a licenciés. Début septembre, le cigarettier, dont le siège mondial se trouve à Sécheron, a lancé un «programme de transformation» à l’échelle planétaire, impliquant le licenciement de 3720 employés dans le monde au cours des trois prochaines années, dont 268 à Genève. Des négociations entre la commission du personnel et la direction de JTI ont été ouvertes depuis plus d’un mois, mais cette dernière considère qu’elles ont mené à une impasse, ce qui n’est pas l’avis du syndicat Unia.

«Renvoyer ce sujet à l’arbitrage n’est pas une décision que nous avons prise à la légère, explique le vice-président de JTI en charge des ressources humaines, Howard Parks, dans un communiqué de presse. Mais nous la jugeons nécessaire pour mettre un terme au processus de négociation et donner plus de clarté à tous les employés. Malgré le fait que notre dernière proposition pour les indemnités de départ représente une augmentation d’environ 40% par rapport à nos pratiques en place depuis 2016, et en se référant à ce qui existe dans d’autres compagnies de taille similaire, il subsiste un écart très important entre les attentes des représentants des employés et ce que JTI peut raisonnablement offrir.»

Le syndicat Unia dénonce une décision «irresponsable et irrespectueuse»: «L’offre initiale, considérée largement insuffisante comparée à ce que l’entreprise offre à ses employés dans d’autres pays et aux standards habituels dans l’industrie genevoise, a évolué au cours de ces dernières semaines, écrit le syndicat dans un communiqué. Une nouvelle séance de négociations était par ailleurs prévue en début de semaine prochaine, et une solution semblait à portée de main. À la surprise générale, alors qu’une large coalition de partis demande au Conseil d’État d’intervenir dans ce conflit, la direction a annoncé claquer la porte des négociations. Par cette fuite en avant, elle semble vouloir court-circuiter le personnel et plonge les employés dans une longue période d’incertitude, puisqu’une telle procédure risque de durer plusieurs mois.»

Créé: 08.11.2019, 15h32

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