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L’internement à vie au cœur du procès de Fabrice A.

Dans le parcours du prévenu, on observe une montée en puissance de la brutalité. L’assassin d’Adeline M. est-il récupérable? Ce sera tout l’enjeu du procès qui s’ouvre lundi devant le Tribunal criminel.

Vendredi 13 septembre 2013, la brigade criminelle genevoise l’appelle. Les policiers ne lui racontent rien mais lui annoncent qu’ils vont passer chez elle. «Je raccroche et je dis à mon mari: «Il est sorti et il a tué une fille.» Celle qui parle a témoigné dans nos colonnes mardi. Il s’agit de la deuxième victime de Fabrice A. En 2001, alors qu’elle était âgée de 21 ans, il l’a violée et menacé de l’égorger mais lui a finalement laissé la vie sauve. Pourtant, à l’époque déjà, la Genevoise a senti que cet homme était excité par la perspective du sang et de la cruelle mise à mort, bien plus que par le viol. Lorsque la police genevoise l’appelle ce 13 septembre, elle comprend instinctivement que pour Adeline M., collaboratrice du centre de sociothérapie de La Pâquerette à la prison de Champ-Dollon, il est déjà trop tard.

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