L’intégration des étrangers au menu des élections

DébatUne association bolivienne lance le débat sur les politiques communales.

La salle des fêtes des Avanchets, à Vernier, a été le théâtre du débat.

La salle des fêtes des Avanchets, à Vernier, a été le théâtre du débat. Image: Laurent Guiraud

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La salle des fêtes des Avanchets a été richement décorée ce samedi. L’association Bolivia-9 y faisait la fiesta avec ses amis latino-américains, suisses et espagnols. Mais avant la musique, on s’est préoccupé de politique en posant la question des actions communales en faveur de l'intégration des étrangers. Le débat a réuni des élus de tous bords, avant tout verniolans.

Devant un parterre d’une cinquantaine d’étrangers, tous sont unanimes pour défendre les politiques d’intégration. A l’échelle de la commune, cela passe par des contrats de quartiers, des cours de français, des groupes de coutures, des soirées civiques, bref, toutes ces petites mesures qui favorisent la rencontre des uns et des autres. Des désaccords? Pas vraiment, à entendre les différents intervenants qui reconnaissent tous le bien-fondé de ces actions. «Dans la réalité, quand il s’agit de voter des subventions, c’est bien différent», note pourtant une élue de Thônex, originaire d’Argentine.

Les désaccords s’affichent plus clairement sur les thèses cantonales. Les élus socialistes et Verts défendent le droit de vote et d’éligibilité au niveau communal et cantonal. Le MCG et le PDC se disent prêts à donner le droit de vote au niveau cantonal, mais pas l’éligibilité.

Dans la salle, on pose les questions plus délicates. Et notamment le sort des sans-papiers. Ils seraient entre 7000 et 10 000 à Genève, surtout actifs dans l’économie domestique. «Ces gens, à qui nous donnons les clés de nos maisons pour faire les ménages, quel sort leur réservez-vous?» demande un militant de la cause. Les élus de gauche se disent favorables à une régularisation générale. La droite défend le «cas par cas». Il apparaît que Genève est le canton qui régularise le plus, même si certains dossiers traînent de longues années.

L’accès aux soins des sans-papiers est aussi un sujet de préoccupation. Certains n’ont pas les moyens de payer les primes. On y apprend que le conseiller d’Etat Mauro Poggia étudie la possibilité de les assurer, afin que les caisses prennent en charge ses soins plutôt que le Canton.

Créé: 24.01.2015, 20h01

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