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«Nous devons protéger notre intégrité numérique»

Une initiative fédérale visant à inscrire l’intégrité numérique dans la Constitution va être lancée depuis Genève. Le but: se défendre contre l’exploitation de nos informations.

La socialiste genevoise Amanda Gavilanes et Alexis Roussel, ancien président du Parti pirate suisse, militent activement pour protéger l’intégrité numérique des citoyens et vont lancer une association romande des consommateurs sur Internet.
La socialiste genevoise Amanda Gavilanes et Alexis Roussel, ancien président du Parti pirate suisse, militent activement pour protéger l’intégrité numérique des citoyens et vont lancer une association romande des consommateurs sur Internet.
Georges Cabrera/Tribune de Genève

Le mot «numérique» sera-t-il celui de l’année 2018 en Suisse? Une initiative fédérale, qui sera lancée à l’automne, va proposer d’ajouter à la Constitution fédérale le concept d’intégrité numérique. L’article 10 consacré au droit à la vie deviendrait alors: «Tout être humain a droit à la liberté personnelle, notamment à l’intégrité physique, psychique et numérique et à la liberté de mouvement.» L’enjeu principal de cet ajout est d’offrir aux citoyens des instruments légaux leur permettant une reconnaissance et une protection de leur vie numérique à l’heure de la collecte massive des données des utilisateurs d’Internet pour des questions marchandes. Rencontre avec la coordinatrice du comité d’initiative, la socialiste genevoise Amanda Gavilanes, et son initiateur, Alexis Roussel, ancien président du Parti pirate suisse et spécialiste des crypto-monnaies.

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