Un ingénieur propose une refonte du réseau de trams

Juillet 1918 dans la «Tribune»Que lisait-on dans la «Tribune» il y a 100 ans? Notre série d’été.

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Pendant l’été 1918, les événements liés à la Première Guerre mondiale constituent l’essentiel des nouvelles venues de l’étranger. Mais il se passe également des choses en Suisse et à Genève, relatées par les journalistes d’une «Tribune» qui avait alors cinq éditions par semaine.

En ce 2 juillet, un long article est consacré aux trams. Le journal explique qu’un ingénieur lui a écrit, pour proposer une refonte complète du réseau. Chaque ligne est examinée dans ses moindres détails. Sans carte ni infographie pour les imager. Le lecteur doit donc bien connaître sa ville pour comprendre où l’ingénieur veut en venir. Exemple. «Le développement du quartier de Saint-Jean augmentant, nous proposerions de le relier par la ceinture qui emprunterait depuis la gare le trajet Chantepoulet-Charmilles de la ligne No 6, et continuerait par l’avenue d’Aïre pour se raccorder de nouveau avec la gare en suivant la rue de Saint-Jean. On obtiendrait de cette façon un tracé en forme de huit. Point central, Cornavin.»

À noter que le fameux tram 12, le seul à avoir résisté au grand démantèlement des années cinquante à septante, roulait déjà. C’était même la première ligne d’Europe, créée en 1862, dont les «voitures» furent au début tirées par des chevaux.

L’ingénieur donne aussi, en préambule, une description apocalyptique du réseau de trams genevois de ce début de XXe siècle! «Les étrangers arrivant à Genève sont frappés de stupeur en voyant circuler les trams de la ville. Voitures de toutes formes et de toutes grandeurs, multiples numéros circulant dans les mêmes rues, indications rudimentaires de la destination des voitures, enfin emplacements peu ou pas définis des stations d’arrêt. Les initiés de la vie genevoise répondront à tort ou à raison que ce n’est pas la faute de la présente compagnie qui a hérité d’un lourd passé avec de plus lourdes voitures et qu’il faut bien continuer à rouler sur des rails placés dans les rues de façon si défectueuse (…). Nous ne sommes pas de cet avis.»

Jeux interdits

Si les trams péclotent, certains tripots sortent carrément des rails, si l’on en croit un fait divers: «Le commissaire de police Sessler a procédé à la fermeture d’un tripot, rue du Port-Franc 3. Vingt-neuf francs d’enjeu ont été saisis. Une quarantaine de joueurs se trouvaient dans la salle. Un garçon de café, B., qui injuria M. Sessler, a été arrêté.» (TDG)

Créé: 02.07.2018, 17h19

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