«L'impôt sur les chiens est discriminatoire»

GenèveUn comité s'est constitué pour abolir cet impôt considéré comme totalement discriminatoire. Les Genevois trancheront le 9 février.

Le canton de Genève compte environ 30'000 canidés.

Le canton de Genève compte environ 30'000 canidés. Image: DR

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«Le chien est le seul animal de compagnie à être imposé, cela est totalement discriminatoire», tonne l'UDC Stéphane Florey, responsable du Comité pour l'abolition qui s'est constitué pour en finir avec «cette injustice». À l'exception des Verts et des socialistes, on retrouve des élus de tous les partis dans ce comité, dont le MCG Thierry Cerutti, le PLR Simon Brandt ou encore Pierre Vanek, représentant d'EàG.

Tous combattent le référendum lancé contre cette suppression de l'impôt sur les chiens voté le 1er mars 2019. «Un référendum anti chiens et contre leurs propriétaires», déplore cette curieuse alliance politique.

À ceux qui rétorquent que cet impôt est un bon moyen de responsabiliser les maîtres, «trop souvent indisciplinés», Manuel Alonso Unica, président du Mouvement de défense des propriétaires de chiens de Genève, considère que la grande majorité de ceux-ci sont, au contraire, «les champions du civisme». Et puis, appuie Stéphane Florey: «L'abolition de cet impôt ne remet nullement en cause les devoirs et obligations des maîtres vis-à-vis de la loi sur les chiens. Cette législation oblige notamment le port de la médaille qui permet d'annoncer officiellement son canidé. Avec les responsabilités qui en découlent.»

Concernant le coût de cet impôt, le propriétaire doit payer 100 francs en moyenne pour son premier animal (part cantonale et communale). «Pour le deuxième chien, l'addition est encore plus salée, soit 140 francs», note Stéphane Florey. Qui relève que «l'abolition de cet impôt rapportant environ 2 millions de francs à l'État ne mettrait pas en péril ses finances».

Parmi les arguments des membres du comité, le rôle social se taille la part du lion au niveau émotionnel. «Sans animal de compagnie, certaines personnes ne sortiraient tout simplement plus de chez elles», constate la MCG Danièle Magnin. «Les personnes âgées sont les premières concernées par cette situation, ajoute Thierry Cerutti. Il est temps de supprimer cet impôt antisocial!»

Les électeurs genevois décideront de son sort le 9 février. Le canton de Genève compte environ 30 000 canidés.

Créé: 09.01.2020, 12h35

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