Imposition des entreprises: ce qui dicte le choix du PS

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Mi-janvier, le Parti socialiste genevois (PSG) a décidé de ne pas prendre position sur le volet cantonal de la réforme de l’imposition des entreprises (RIE III). Les Verts, eux, l’ont rejeté, tout en appelant à la poursuite des discussions. Les justifications de ces décisions sont connues: membres du comité unitaire genevois contre le projet national, ces partis n’ont pas voulu brouiller leur message en soutenant le texte cantonal qu’ils n’estiment pas satisfaisant.

La décision du PS a été prise lors d’une assemblée suivie par la presse. Du coup, on a pu mesurer les forces en présence. Le 16 janvier, ce parti était divisé. Dans le camp réclamant le rejet de la convention, on trouvait son comité, sa présidente – Carole-Anne Kast –, la majorité des députés au Grand Conseil et le noyau syndical PS de la fonction publique. Parmi les partisans de la convention figurent plutôt des magistrats communaux, parmi lesquels Sandrine Salerno (Ville de Genève), Thierry Apothéloz (Vernier), mais aussi des municipaux et d’anciens magistrats, ainsi que la conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta. Sentant les forces à peu près égales et pour éviter un débat déchirant, diverses voix, dont celles de l’ancien président du PSG René Longet, du député Thomas Wenger et de Thierry Apothéloz, ont plaidé le report de la décision. La proposition a été avalisée par 53 voix contre 48.

Les positions des diverses vedettes du PS sont-elles liées à leurs ambitions lors de futures élections cantonales? En partie, mais on ne peut pas tout expliquer par la bassesse des calculs personnels! Non, les choix des uns et des autres me semblent mieux expliqués par la nature de leurs mandats. La plupart des députés ont fait leurs classes à l’époque du règne de la «grande droite» renforcée par le MCG. Par ailleurs, en 2013, la gauche a réalisé son plus mauvais résultat depuis 1969. Bref, ce qui caractérise leur expérience, c’est l’âpre combat minoritaire, pas le consensus. Culturellement, c’est à ce camp qu’on peut rattacher Carole-Anne Kast, qui bien que conseillère administrative d’Onex est une ancienne députée issue des milieux du logement. A cet égard, l’expérience des magistrats de gauche dans les grandes communes ne pourrait pas être plus différente.

Les choix des uns et des autres sont enfin liés à leurs pronostics sur le sort que réserveront les urnes à la réforme le 12 février. En cas de rejet, les «fundis» parient sur une renégociation favorable en Suisse, puis à Genève, les «realos» n’y croient pas.

(TDG)

Créé: 26.01.2017, 19h51

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