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«Ici, on devient chaque jour un peu plus invisible»

Trois mois après l’incendie du centre d’hébergement verniolan, les requérants d’asile restent sous le choc. Et sans espoir.

Un mort, quarante blessés, dont deux paraplégiques: le bilan de l’incendie qui s’est produit dans la nuit du 16 au 17 novembre au centre des Tattes à Vernier continue à faire froid dans le dos. Nombre de requérants d’asile n’ont pas hésité à se défenestrer pour échapper aux flammes. Certains, comme le conseiller d’Etat Mauro Poggia, ont mis ce comportement sur le compte de la panique: «Beaucoup de résidents viennent de pays où l’on n’a pas l’habitude d’être secouru.» Trois mois après le drame, alors que l’enquête se poursuit pour comprendre le déroulement des faits, la Tribune de Genève est allée à la rencontre des victimes, qui restent sous le choc. Et sans espoir. Elles racontent qu’elles n’arrivent pas à dépasser cette nuit d’enfer, qu’elles n’en peuvent plus d’être entassées à quatre dans des chambres conçues pour deux personnes et qu’elles manquent de soutien.

«Je n’arrive pas à dormir»

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