Trop d’humains empruntent l’écopont des Allongets, au détriment de la faune

France voisineLes promeneurs passant sur ce pont, qui fait partie d’un corridor biologique entre la France et Genève, effarouchent les animaux.

Des panneaux de sensibilisation ont été inaugurés le 2 février aux abords de l’écopont des Allongets.

Des panneaux de sensibilisation ont été inaugurés le 2 février aux abords de l’écopont des Allongets. Image: C. PEDROTTI ET F.LOUIS

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Humains, passez votre chemin! C’est, en résumé, le message que portent les panneaux de sensibilisation inaugurés le 2 février aux abords de l’écopont des Allongets. Cet ouvrage construit en 2014 sur le territoire de la commune de Cranves-Sales (Haute-Savoie), non loin des bois de Jussy, permet à la faune de surmonter la route départementale qui coupe un corridor biologique entre la France et la Suisse. Recouvert de végétation, l’écopont assure une continuité naturelle entre les deux réserves de chasse qui bordent la route. Mais la présence trop fréquente de promeneurs risque de dissuader les animaux de l’utiliser. Les explications de Guillaume Coursat, technicien à la Fédération des chasseurs de la Haute-Savoie.

Pourquoi cet écopont est-il important pour la faune?

C’est un lieu qui a été identifié comme un point de passage important pour les sangliers, les cerfs et les chevreuils, entre autres, et qui permet leur brassage génétique entre le massif des Voirons et le Chablais d’une part, et le bassin genevois, voire le Jura, d’autre part. Depuis vingt ans, nous collectons les données des accidents sur les routes de Haute-Savoie, or à cet endroit, il y avait beaucoup de collisions avec des animaux.

L’écopont est-il efficace?

C’est le seul ouvrage de ce genre dans le département. Il est plus rassurant pour la faune qu’un tunnel. Depuis sa construction, le nombre de collisions entre des véhicules et des animaux a été réduit à la portion congrue. Grâce à des pièges photo, nous avons recensé chaque mois de 60 à 150 passages d’animaux sur l’écopont. Mais nos pièges photo nous ont aussi permis de constater ponctuellement une hausse de la fréquentation humaine.

Quels problèmes celle-ci cause-t-elle?

Les humains laissent une empreinte olfactive, qui peut dissuader la faune d’utiliser cet écopont qui lui est pourtant réservé. Les chiens des promeneurs laissent aussi une odeur qui peut déranger les animaux sauvages.

Quelles mesures ont été prises pour y remédier?

Des barrières ont été installées pour empêcher les véhicules de s’approcher. De plus, les gardes-chasses font des rondes pour sensibiliser les promeneurs. Ceux-ci ne savent pas forcément qu’ils nuisent à la faune en passant sur l’écopont, c’est pourquoi nous avons installé des panneaux explicatifs. Sur ceux-ci, un flashcode à scanner avec un smartphone permet d’obtenir diverses informations, comme le nombre de passages mensuels d’animaux. (TDG)

Créé: 14.02.2018, 18h49

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