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Quand le hula-hoop se refait une jeunesse à Genève

Ludique, créative, voire méditative, la hoopdance reste encore peu connue. La pratique se développe grâce au travail de Gabby Novel.

Comme aucun cours de hoopdance n’existait à Genève, Gabby Novel a appris seule, grâce à des tutoriaux sur Internet. Elle l’enseigne aujourd’hui.
Comme aucun cours de hoopdance n’existait à Genève, Gabby Novel a appris seule, grâce à des tutoriaux sur Internet. Elle l’enseigne aujourd’hui.
Laurent Guiraud

Alliance d’un nouveau plastique dur, de marketing à la Mad Men et de culture pop américaine, le hula-hoop, apparu à la fin des années 50, fait figure d’emblème ultime des Trente Glorieuses. La «hoopdance» réinvente le cercle rotatif de manière sensuelle et acrobatique. Il s’agit non seulement de faire tourner le cerceau autour de la taille, mais aussi d’un bras, d’une jambe, le faire rouler sur le dos, jongler avec deux puis trois cerceaux. Tout cela sur de la musique de salle de sport ou de boudoir. Gabby Novel, 27 ans, la pratique et l’enseigne à Genève. En véritable pionnière.

Pendant ses études en économie et en droit, la jeune femme a suivi des cours à l’école de danse burlesque Secret Follies, à Plainpalais, avec la danse cabaret en majeur. C’est là qu’elle a rencontré l’artiste parisienne Lila Chupa Hoops, figure incontestée de la hoopdance francophone. «J’ai essayé et je suis devenue complètement accro. C’est une discipline accessible à tous et vraiment ludique. Elle permet d’infinies déclinaisons de mouvements, donnant naissance à des espaces de créativité très différents des autres danses que j’ai pratiquées jusqu’à présent.» Exerçant tantôt la souplesse, tantôt le cardio, lorsque l’on fait tourner plusieurs cerceaux à la fois autour de son corps, la hoopdance peut même être associée à l’art du flow, un état de méditation active.

Gabby Novel s’entraîne alors seule, à l’aide de tutoriaux sur Internet, car aucun cours de hoopdance n’est proposé à Genève ni même ailleurs en Suisse romande, bien que la discipline compte plusieurs centaines de milliers de pratiquants – dont 99% de femmes – dans le monde. La passionnée participe aux conventions organisées en Europe, des rencontres d’un week-end ou de plusieurs jours, pendant lesquelles des as de la discipline font des démonstrations effarantes de dextérité ou animent des workshops. Sûre de son art, la danseuse se met alors à enseigner sa discipline à l’école Secret Follies, dans un petit studio où elle peut accueillir jusqu’à sept élèves. Depuis deux ans, ses deux cours hebdomadaires trouvent rapidement preneur, et les stages ponctuels affichent toujours complet. Ayant aussi pris des responsabilités dans la gestion de l’école, Gabby Novel vit aujourd’hui à 100% de sa passion.

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