Les HUG autorisés à avaler Montana et Joli-Mont

Grand ConseilLe parlement a accepté l’intégration des deux cliniques, mais le PLR a aussi obtenu une vaste évaluation des HUG.

La clinique de Joli-Mont, à Genève, et celle de Montana, en Valais, vont intégrer les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

La clinique de Joli-Mont, à Genève, et celle de Montana, en Valais, vont intégrer les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Image: Laurent Guiraud

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Non contestée frontalement, la fusion des cliniques de Montana et de Joli-Mont dans les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) a été autorisée jeudi par le Grand Conseil par 71 oui contre 21 non et 4 abstentions. La majorité aurait même dû être plus large, mais la droite a réussi à ajouter une sorte d’audit général des HUG qui a fâché le PS et Ensemble à Gauche. Et encore davantage Mauro Poggia.

Personne ne s’opposait réellement à l’intégration des cliniques valaisanne et genevoise, spécialisées dans la réadaptation et les suites de traitement. «Il faut assurer leur pérennité», demandait le conseiller d’Etat Mauro Poggia, responsable de la Santé. La division est donc venue d’ailleurs.

Poggia à nouveau battu

Le PLR Pierre Conne, lui-même médecin et ancien haut cadre des HUG, estimait que cette fusion était une occasion de réfléchir sur l’avenir des HUG dans leur globalité. Avec l’appui de toute la droite et des Verts, il a obtenu d’ajouter un article demandant au Conseil d’Etat un rapport d’évaluation sur la gouvernance, le fonctionnement et le financement des HUG. Avec des comparaisons nationales et internationales.

Accepté une première fois, cet amendement était remis sur le tapis en troisième débat par Mauro Poggia. «Vous nous donnez une mission impossible et sans préciser ce que vous voulez», s’est plaint le conseiller d’Etat. Mais il a été à nouveau battu.

La droite et les Verts enfonçaient encore le clou en s’alliant pour refuser aux conseils de fondation des deux cliniques le droit de subsister jusqu’au terme de la fusion, une demande émanant pourtant des employés (50 voix contre 45). Pour montrer sa colère, une partie du reste de la gauche refusait le projet au vote final ou s’abstenait.

Le bouclier fiscal résiste

En première partie de séance, les députés ont à nouveau parlé d’une vieille connaissance: le bouclier fiscal. Et une nouvelle fois la majorité a refusé de supprimer cet instrument qui plafonne, depuis 2011, le montant maximum des impôts cantonaux et communaux à 60% du revenu net imposable.

Le «niet» à la proposition socialiste a été très clair dès l’entrée en matière puisque 59 élus ont dit non (droite et MCG) et 33 l’ont approuvée (l’Alternative). Un soulagement pour Serge Dal Busco, le ministre des Finances, qui a exhorté le parlement à ne pas prendre de risque: «Il faut faire extrêmement attention avec les propositions intempestives et exagérées comme celles-ci.»

Stauffer l'Estonien

Pour la gauche, il s’agissait de rétablir la justice fiscale et d’alimenter les caisses publiques (une quarantaine de millions de francs). Peine perdue. Malgré un appel du pied au MCG, ce dernier est resté sur sa position et a voté avec la droite.

Pour Eric Stauffer, le risque de voir partir de gros contribuables est trop important: «Nous avons fait le test avec Carlos Medeiros, a-t-il expliqué. Il nous a fallu trois semaines pour devenir résident en Estonie, avec zéro franc d’impôt!» (TDG)

Créé: 21.04.2016, 22h51

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