L’Hospice général libère ses assistants sociaux

L’institution qui gère l’aide sociale et l’aide aux migrants a élaboré, avec ses collaborateurs, une nouvelle stratégie.

«Nous ne pouvions tout simplement plus fonctionner comme avant», explique Christophe Girod, directeur général de l’Hospice.

«Nous ne pouvions tout simplement plus fonctionner comme avant», explique Christophe Girod, directeur général de l’Hospice. Image: Georges Cabrera

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Une révolution est en cours à l’Hospice général. Objectif principal: libérer les assistants sociaux des multiples et chronophages tâches administratives, afin d’améliorer la prise en charge des bénéficiaires de l’aide sociale et des migrants, qui reste la mission de l’institution. «Cette nouvelle stratégie passe également par la digitalisation de tous nos dossiers, permettant d’accélérer et de simplifier les procédures. Elle est mise en œuvre depuis un peu plus d’un an, précise Christophe Girod, directeur général de l’Hospice. Tous nos collaborateurs ont été associés à ces changements, parce que ce sont eux qui détiennent l’expertise de leurs tâches.»

Ce virage n’a pas été pris par hasard. «Le constat est clair: nos ressources, principalement les revenus de notre parc immobilier et les subventions de l’Etat, stagnent. Parallèlement, le nombre de dossiers a explosé, passant du simple au double en dix ans. Nous ne pouvions tout simplement plus fonctionner comme avant. Imaginez que nous avons aujourd’hui quelque 860 procédures différentes!» relève Christophe Girod.

Quelques chiffres parlent d’eux-mêmes. Ainsi, en 2016, les 1109 collaborateurs de l’institution (894 équivalents plein temps) ont traité en moyenne annuelle pour l’aide sociale plus de 14 000 dossiers pour plus de 23 000 bénéficiaires. L’aide aux migrants, elle, atteint 4000 dossiers pour près de 6700 personnes.

Face à une telle surcharge de travail, doublée de sempiternelles lourdeurs administratives, «nos collaborateurs étaient de plus en plus frustrés, voire démotivés», relève Christophe Girod. Alors plutôt que d’aller quémander davantage d’aide auprès de l’Etat, «nous avons choisi de nous réformer en profondeur». Cela suffira-t-il à pallier le manque de moyens? «Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais on s’adaptera en permanence.» Revers de la médaille: le personnel administratif de l’Hospice a davantage de travail. «C’est juste, admet Christophe Girod, et cela constitue l’un de nos grands chantiers à venir.»

Pour l’heure, les assistants sociaux ont davantage d’autonomie et de temps pour assurer une meilleure prise en charge des bénéficiaires. Dans le but, qui n’a pas changé, de leur permettre de se réintégrer dans la vie active.

Et l’Hospice ne s’arrêtera pas là. Du 7 au 9 avril, un «SocialUp week-end», ouvert au public et encadré par des experts et des coaches, dégagera de nouveaux projets afin de répondre plus efficacement aux défis futurs de l’aide sociale à Genève.

Créé: 30.03.2017, 17h22

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