Des hôpitaux genevois réclament 1,5 million au canton de Vaud

SantéLe canton de Vaud refuse de payer. Pour le Genevois Gilles Rufenacht, les Vaudois n'ont pas le choix.

L'hôpital de la Tour, à Genève, fait partie des trois établissements réclamant 1,5 millions de francs au canton de Vaud.

L'hôpital de la Tour, à Genève, fait partie des trois établissements réclamant 1,5 millions de francs au canton de Vaud. Image: LUCIEN FORTUNATI - A

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Qui devra payer les 1,5 million que l'Etat de Vaud refuse de payer à trois cliniques genevoises? Pour Gilles Rufenacht, président de l’association des cliniques genevoises, la réponse ne fait pas de doute : « Le canton de Vaud doit s’acquitter de la part de la facture qu’il a économisée du fait que des Vaudois ont choisi de se faire traiter dans une clinique d’un autre canton.

L'affaire a fait irruption dans l'actualité ce mardi lors du 12.30 de la RTS. Le canton de Vaud estime que les patients vaudois auraient été accueillis hors-quota d'hospitalisation, une situation qui justifierait son refus de payer. A Genève, l'hôpital de la Tour, ainsi que les cliniques Beaulieu et de la Colline s'apprêtent à passer à l'offensive juridique. Toujours d'après la RTS, cette affaire devrait être abordée lors des prochaines rencontres entre Pierre-Yves Maillard et Mauro Poggia, les conseillers d'Etat vaudois et genevois de la Santé.

«La loi fédérale est claire, estime Gilles Rufenacht. Elle a orchestré la libre circulation des patients en Suisse.» Son but est une utilisation optimale des moyens disponibles. Il s’agit aussi de permettre la spécialisation des sites thérapeutiques ce qui est un des critères de qualité. Au total, note le directeur des Grangettes, clinique qui n’est pas concerné par la résistance soudaine du ministre vaudois de la Santé, le système de santé suisse et les patients sont gagnants. L’opposition vaudoise trouve son origine, estime le patron des cliniques genevoises, dans le fait que ce canton comme le canton de Genève sont entrés à reculons dans le système de la libre circulation des patients. Ils ont contingenté le nombre d’actes par année et par spécialisation. Résultat, en fin d’année il n’y a plus d’argent dans la caisse pour traiter certains patients. En outre, Vaud a peut-être mal évalué le nombre des résidents vaudois qui ont un intérêt à consulter à Genève. Comme les frontaliers français.

Assurés français et soins ambulatoires en Suisse A propos de ces derniers, Gilles Rufenacht attend un rapport que l’Association des cliniques et l’association des médecins ont confié au médecin Pierre Conne. L'ancien haut cadre des HUG doit interpréter exactement les dernières déclarations de la ministre française de la Santé qui laisse une porte ouverte au remboursement par la Sécurité sociale françaises des soins délivrés aux frontaliers à Genève dans le domaine ambulatoire.

(TDG)

Créé: 25.02.2014, 16h53

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«La loi fédérale est claire, estime Gilles Rufenacht. Elle a orchestré la libre circulation des patients en Suisse.» Son but est une utilisation optimale des moyens disponibles. Il s’agit aussi de permettre la spécialisation des sites thérapeutiques ce qui est un des critères de qualité du système de santé. (JFM) (Image: Sophie Bürki)

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