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L’hôpital monte en grade en s’offrant un cinq-étoiles

Les HUG inaugurent un bâtiment dernier cri qui relève le niveau de son accueil. Chambres à deux lits, pas plus.

Genève, le 24 février 2017. Le nouveau bâtiment des HUG, rue Alcide-Jentzer, baptisé Gustave Julliard. Photo Georges Cabrera
Genève, le 24 février 2017. Le nouveau bâtiment des HUG, rue Alcide-Jentzer, baptisé Gustave Julliard. Photo Georges Cabrera
Genève, le 24 février 2017. Le nouveau bâtiment des HUG, rue Alcide-Jentzer, baptisé Gustave Julliard. Photo Georges Cabrera
Genève, le 24 février 2017. Le nouveau bâtiment des HUG, rue Alcide-Jentzer, baptisé Gustave Julliard. Photo Georges Cabrera
Genève, le 24 février 2017. Le nouveau bâtiment des HUG, rue Alcide-Jentzer, baptisé Gustave Julliard. Photo Georges Cabrera
Genève, le 24 février 2017. Le nouveau bâtiment des HUG, rue Alcide-Jentzer, baptisé Gustave Julliard. Photo Georges Cabrera
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Finies les grandes chambrées à six, voire sept malades. Dans le nouveau bâtiment de l’Hôpital cantonal, on ne trouve que des chambres à deux lits. Et chacune d’entre elles dispose de sa propre douche et toilette. Voilà la principale innovation qui attend le patient. Il pourra en profiter dès la fin du mois de mars, date à laquelle ce gigantesque complexe qui surplombe le boulevard de la Cluse sera mis en service. Avant cela, deux journées portes ouvertes, le week-end prochain, permettront à tous de le visiter.

Pour les autorités sanitaires, ce bâtiment représente une montée en gamme salutaire. «Nous réalisons un immense bond en avant, un grand saut qualitatif», assure Bertrand Levrat, directeur des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Ce qui permet au conseiller d’Etat Mauro Poggia d’ajouter: «Ce vaisseau amiral de la santé genevoise va accroître l’attrait de l’hôpital public et renforcer la confiance que les Genevois lui portent.» Une allusion à la concurrence à laquelle se livrent aujourd’hui le privé et le public.

Médecins plus accessibles

Les chambres à deux lits ne sont pas la seule nouveauté qui attend le patient. La vieille sonnette qui permet d’appeler l’infirmière est remplacée par un interphone grâce auquel il peut lui parler, ce qui permet une meilleure réponse du personnel. Chaque malade dispose aussi d’un coffre dans la chambre, d’une armoire et d’une TV individuelle avec écouteurs.

Autre nouveauté à relever: le personnel soignant devrait être plus facilement accessible pour les familles. C’est en tout cas la volonté, inscrite dans l’architecture des lieux. Les bureaux des médecins et des infirmières sont au centre de chaque unité et dotés de parois vitrées. Il devrait suffire de toquer à la vitre pour leur parler. On espère aussi que ce dispositif renforce la collaboration du personnel soignant.

La sortie du malade a aussi été pensée. Le Service des soins à domicile dispose d’un bureau sur place, et une pharmacie, ouverte en permanence, permettra de se fournir en médicaments. Une brasserie, gérée par les cuisines de l’hôpital, s’installera au rez-de-chaussée.

Ce bâtiment, baptisé Gustave Julliard, offre ainsi 364 lits. Ils seront remplis dès la fin du mois de mars. L’ancien bâtiment ne sera pas abandonné pour autant. Le nombre de ses lits passera de 710 à 320. L’offre globale n’est donc pas augmentée. Les HUG envisagent de rénover l’ancien site, et d’instaurer la règle de deux lits par chambre.

Un coût de 254 millions

Le nouveau complexe dispose aussi d’une unité de soins intensifs ainsi que de six blocs opératoires, directement reliés aux unités existantes du bâtiment Opéra. Une salle de vidéoconférence permettra aussi d’échanger avec des médecins d’autres hôpitaux.

Le Canton a consacré 254 millions de francs à cet ouvrage. Il génère une hausse des coûts d’exploitation de 14 millions, sur un budget de 1,8 milliard, relève Bertrand Levrat.

Les patients, leurs proches et le personnel jugeront à l’usage des qualités internes du bâtiment. Vu de l’extérieur, le passant lui trouvera au moins deux avantages non négligeables. D’une part, cette construction affiche sa fonction sans ambiguïté (on reconnaît bien là un hôpital), d’autre part, il réussit à ne pas imposer sa masse de façon oppressante, alors qu’il est pourtant l’un des plus gros bâtiments de la ville.

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