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Une banque pour valoriser «l’or blanc» des mamans

Une députée demande aux HUG de créer un lactarium alimenté par des donneuses, comme il en existe outre-Sarine. Le CHUV prévoit de créer une telle structure pour 2021.

Les bébés à risques ont le plus besoin de lait maternel. Or, leurs mères subissent des conditions d’allaitement souvent plus difficiles que les autres mamans.
Les bébés à risques ont le plus besoin de lait maternel. Or, leurs mères subissent des conditions d’allaitement souvent plus difficiles que les autres mamans.
Getty

Le lait maternel, c’est un peu de l’or en barre. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), c’est l’alimentation optimale pour les bébés. Lorsque ce lait fait défaut, l’OMS, tout comme l’Unicef, préconisent de recourir à du lait pasteurisé de donneuse. Appelé «le deuxième meilleur lait», il est surtout utilisé pour les nourrissons dits à risques – nouveau-nés prématurés et/ou malades. Ce lait provenant du surplus de mères volontaires est stocké dans des banques de lait maternel, appelées aussi lactariums. Il en existe dans le monde entier. En Suisse, on en trouve dans les hôpitaux et maternités de six cantons alémaniques: Argovie, Bâle, Berne, Lucerne, Grisons et Saint-Gall (qui en a deux). Au Tessin et en Romandie? Pas l’ombre d’une goutte. Seuls des sites internet ou groupes Facebook permettent des échanges informels entre mamans.

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