A l’hepia, le solaire sert de cobaye aux étudiants

EducationUne vingtaine de panneaux sert de laboratoire. Elle pourrait aussi permettre d’alimenter les micro-ondes de l’école.

Les derniers panneaux photovoltaïques de l’Hepia ont été installés sur son toit il y a quelques mois.

Les derniers panneaux photovoltaïques de l’Hepia ont été installés sur son toit il y a quelques mois. Image: DR

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Les panneaux solaires colonisent petit à petit les toits genevois et ils sont en train de fleurir sur le sommet de la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture (hepia). Grâce à une vingtaine de panneaux — dont les derniers ont été installés il y a quelques mois —, les étudiants de la filière en Technique des bâtiments peuvent mettre la théorie en pratique. «Cela permet aux élèves d’effectuer des mesures sur des cas concrets, par exemple sur l’efficience de panneaux orientés au nord, et de mieux comprendre les liens entre urbanisme, gestion énergétique et environnement, explique José Boix, responsable de la filière Technique des bâtiments. C’est un véritable projet pédagogique.»

Cela leur permet aussi d’expérimenter des technologies prometteuses: «Le stockage de l’énergie produite par le solaire est un vrai défi, poursuit Basile Grandjean, collaborateur scientifique de la filière. Nous proposons aux élèves d’étudier deux systèmes de stockage: dans des batteries et dans une installation qui combine un électrolyseur et une pile à combustible. Cette dernière technique permet de conserver l’énergie sous forme de gaz, l’hydrogène, obtenu à partir d’eau distillée et de l’électricité produite par les panneaux solaires. L’hydrogène est stocké dans des bonbonnes, qui alimenteront ensuite la pile. Cette technique est très intéressante car contrairement aux batteries — qui fonctionnent notamment au lithium — elle n’utilise pas de matière première. Mais elle doit encore être optimisée.»

Les panneaux solaires servent aussi d’outil de sensibilisation. Une partie de l’énergie produite est injectée dans le réseau de l’école. «Ce ne sont pas des millions de kWh! précise José Boix. Mais cela permet de montrer aux étudiants ce qu’ils consomment par rapport à ce que l’on produit.» Basile Grandjean indique: «Les panneaux installés sur 30 m2 ont une puissance de 4,4 kW. Cela correspond à la consommation de deux salles informatiques de l’école, soit une quarantaine d’ordinateurs et d’écrans allumés simultanément. En moyenne annuelle, l’électricité produite correspond à un peu plus de deux fois la consommation d’une famille de quatre personnes en maison individuelle.»

Enfin, ces panneaux solaires stimulent la créativité des étudiants. L’un d’eux a élaboré un projet original: utiliser l’énergie produite pour recharger les téléphones portables des usagers de l’école! «Il a imaginé un système de tiroirs dans des casiers fermés, qui permet de déposer le natel pour le recharger, détaille Basile Grandjean. Le projet n’est pas encore concrétisé mais c’est tout à fait réalisable.» L’étudiant a également envisagé de brancher les micro-ondes de la cafétéria de l’hepia sur le réseau alimenté par le solaire.

La filière Technique des bâtiments sera l’hôte d’honneur des prochaines portes ouvertes de l’hepia les 11 et 12 mars.

Créé: 19.02.2016, 19h54

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