La Haute École de travail social a 100 ans

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En octobre 1918, à la sortie de la Grande Guerre, la nouvelle École d’études pour femmes ouvre ses portes. Il s’agit de la première école sociale de Suisse, suivie par les écoles de Lucerne, la même année, et Zurich, en 1920.

Créer une école dans le champ de l’aide sociale est alors un projet novateur, hautement politique. Il est porté par Hans Töndury, un jeune universitaire radical engagé dans les questions féministes, et soutenu par un comité regroupant des personnalités genevoises telles qu’Émilie Gourd, Eugène Choisy, Édouard Claparède, Pauline Chaponnière. Au-delà de la garantie d’une autonomie financière, ce projet de formation doit également permettre aux femmes de participer à la vie citoyenne.

L’école abandonne rapidement son acronyme féminin et diversifie les formations proposées en son sein. En 1968, elle prend le nom d’Institut d’études sociales, bien connu sous le sigle IES. En 1995, l’École romande de psychomotricité quitte la Fapse et rejoint l’IES. En 2002, les formations de travail social et de psychomotricité rejoindront la Haute École spécialisée genevoise (HES-SO//GE). Parions que Hans Töndury n’aurait pas imaginé un tel développement pour son projet de formation supérieure pour femmes. Visionnaire, il aura lancé une formation de haut niveau, jouant aujourd’hui le rôle d’ascenseur social pour toute une génération de jeunes, porteurs de maturités professionnelles et spécialisées, qui rejoignent, par la voie professionnelle, un niveau d’études tertiaire.

Comme il y a cent ans, tenir le pari d’une société plurielle et solidaire reste une des priorités de ce début de XXIe siècle. Au-delà des innovations technologiques, la construction d’un nouveau contrat social sera au centre des préoccupations sociopolitiques de demain. La HETS, dans sa tradition de participer aux évolutions tout en gardant l’humain au centre de son action, a et aura un rôle majeur à jouer.

La célébration de ce centenaire a mobilisé tout le personnel de la HETS, les étudiants et de nombreuses associations et institutions sociales. Avec la réalisation de projets tels que Le phare dans la nuit ou encore Les grandes marches et Ma liberté de dire, la parole et l’expression artistique ont été données à tout un chacun pour témoigner de situations diverses et multiples qui font société. À travers ses expositions, débats et animations participatives socioculturelles, ce centenaire est l’expression du fort ancrage de notre école au sein de la cité pour participer de manière active aux enjeux du vivre-ensemble, thème retenu pour ce bel anniversaire.

Nous nous réjouissons de vous accueillir pour ces manifestations ouvertes au public, placées sous le signe d’un nouveau pari contemporain, celui d’un croisement de savoirs sur les questions sociales, que l’on soit professionnel, chercheur, enseignant ou citoyen. Une nouvelle façon de vivre ensemble et de partager, dans un esprit de convivialité, ce qui fait société.

La construction d’un nouveau contrat social sera au centre des préoccupations sociopolitiques de demain (TDG)

Créé: 10.10.2018, 16h46


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