Hausse de salaire chez les sous-traitants des TPG

Transports publicsLes quatre opérateurs accordent une augmentation de 2% à leur personnel.

Le bus  35, reliant la Jonction à l'Hôpital, est l'une des 27 lignes que les TPG sous-traitent à d'autres entreprises.

Le bus 35, reliant la Jonction à l'Hôpital, est l'une des 27 lignes que les TPG sous-traitent à d'autres entreprises. Image: Georges Cabrera

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Les quatre entreprises qui exploitent des lignes de bus pour le compte des Transports publics genevois (TPG) font un geste en faveur de leur personnel. Comme l’a annoncé le syndicat SEV-TPG le 4 décembre, ces sous-traitants accorderont en 2020 une hausse salariale de 2% à leurs employés. Ils sont près de 250 à œuvrer chez RATP Dev, Globe Limousines, Genève Tours ou Odier Excursions.

«Il s’agit d’une décision unilatérale de la partie patronale, précise Valérie Solano, secrétaire du syndicat SEV TPG. Nous n’avons pas avancé au sujet du renouvellement de la convention collective de travail.» L’an dernier, les syndicats avaient actionné l’instance médiatrice de l’État dans l’espoir de forcer les opérateurs à se réunir au sein du Groupement des entreprises sous-traitantes des TPG (GEST), ce qui est chose faite aujourd’hui, et de négocier.

«Je suis très contente de cette hausse de salaire, qui laisse toutefois les conditions salariales à un niveau bien inférieur à celui des conducteurs TPG, ce d’autant qu’on n’a rien dû céder en contrepartie», poursuit Valérie Solano. «Les employeurs ont estimé que le fait que les discussions sur la CCT traînaient était préjudiciable aux employés qui n’ont pas à en pâtir, explique Patrick Baud-Lavigne, président du GEST. Nous avons souhaité faire preuve de bonne volonté.»

Les deux parties restent opposées sur la question de l’amplitude de la journée de travail, soit l’écart entre la prise de service le matin et la fin du travail en soirée, même si ces deux extrêmes peuvent être scindés par de longues pauses. «Nous souhaitons resserrer cette amplitude dans une région très urbanisée, où l’activité de conduite présente une pénibilité accrue», explique Valérie Solano.

La CCT en vigueur prévoit que l’amplitude ne peut pas dépasser 12 heures en moyenne sur 28 jours et ne doit jamais excéder 13 heures. «Les pics de fréquentation des transports publics s’élargissent, commençant plus tôt le matin et s’achevant plus tard le soir, argue Patrick Baud-Lavigne. Des entreprises du GEST souhaiteraient aller jusqu’à une amplitude de 13 heures 30 dans certains cas, alors qu’au niveau national, l’ordonnance en la matière permet de monter à 14 heures moyennant certaines conditions.» Les pourparlers sur la CCT sont appelés à se poursuivre l’an prochain.

Créé: 10.12.2019, 11h57

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