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Des gyropodes et e-trottinettes passent à l’amende

Plusieurs contraventions ont été infligées aux utilisateurs de certains de ces nouveaux moyens de transport interdits sur la voie publique.

Seuls les gyropodes Segway (munis de deux roues) et les trottinettes électriques ne dépassant pas les 20 km/h sont autorisés à circuler.
Seuls les gyropodes Segway (munis de deux roues) et les trottinettes électriques ne dépassant pas les 20 km/h sont autorisés à circuler.
AFP

La loi, c’est la loi. Elle coûte cher aux utilisateurs de gyropodes électriques depuis la rentrée. La bûche se décline ainsi: 300 francs pour utilisation d’un véhicule non admis à la circulation sur la voie publique, auxquels s’ajoutent 100 francs d’émoluments. Depuis la rentrée de septembre, la police a adressé une série de contraventions à ces nouveaux piétons sur roue. «Ce n’est pas une campagne ciblée comme il y a pu en avoir avec les vélos, fait savoir le service de presse de la police. Mais la thématique des véhicules non admis a été rappelée aux agents.» Et la règle est claire: les gyropodes, hoverboard et e-skateboard, tous en vente dans le commerce, sont interdits sur les trottoirs comme sur la route. Seuls les gyropodes Segway (munis de deux roues) et les trottinettes électriques ne dépassant pas les 20 km/h sont autorisés à circuler.

Jusqu’en 2015, ces engins bannis et leurs propriétaires pouvaient se mouvoir allègrement dans une zone grise. C’est que leur irruption avait pris de court la législation. Mais depuis 2015, les voici soumis à l’obligation d’immatriculation. Problème, leurs caractéristiques techniques ne permettent pas un enregistrement. «On est dans une impasse», image Nicolas Saramon, vendeur spécialisé et cofondateur de l’association Swiss-Wheelers.

Selon lui, il y aurait entre 300 et 400 utilisateurs de gyropodes électriques à Genève et environ un millier d’adeptes de la trottinette à moteur électrique. «Plusieurs clients m’ont informé de ces contraventions, dit-il. Pour l’instant, les utilisateurs de trottinettes semblent s’en sortir avec un avertissement.» Sans doute la mansuétude des forces de l’ordre s’explique-t-elle par le fait que la trottinette légale côtoie l’illégale (celle qui roule à plus de 20 km/h) sur le bitume.

Dans son magasin, Nicolas Saramon vend les deux types de trottinettes. Et bien sûr, des gyropodes. Depuis qu’il s’est lancé dans cette activité il y a huit ans, le commerçant avertit ses clients des lois en vigueur. «Je leur dis clairement que c’est illégal et leur fais signer une décharge», assure-t-il.

En même temps, le Genevois entrevoit «un premier petit pas» vers la régularisation. En octobre, lui et d’autres utilisateurs répondaient à un appel de la Haute École spécialisée bernoise pour participer à une batterie de tests commandés par l’Office fédéral des routes. Suite à l’irruption de la discussion au parlement en 2016, l’objectif est d’intégrer ces engins au trafic. À quand le changement? Seule certitude, les utilisateurs de monoroues et trottinettes électriques avancent plus vite que la loi.

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