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Guillaume Barazzone: «La Ville souhaite sanctionner les forains»

Le conseiller administratif rappelle que les forains ne bénéficiaient ni de l'autorisation de la Ville, ni du Canton pour ouvrir mardi.

Les autorités souhaitent sanctionner les forains pour leur ouverture prématurée des stands.
Les autorités souhaitent sanctionner les forains pour leur ouverture prématurée des stands.
Maurane Di Matteo

Une violation implique une sanction, tel est en substance le message de la Ville de Genève. Mardi 1er août, jour de fête nationale, les manèges ont accueilli le public affluant sur les quais. Le problème: la fête foraine a ouvert sans autorisation. De quoi faire réagir Guillaume Barazzone, conseiller administratif PDC à la tête du Département de l’environnement urbain et de la sécurité (DEUS). «La Ville souhaite sanctionner les forains, lâche-t-il d’emblée. Techniquement, il y a eu double violation. D’abord de l’autorisation délivrée par la Ville pour exploiter le domaine public à partir du 3 août. Mais aussi de l’accord-cadre Fêtes de Genève 2017, signé le 23 février.» Ce document précise noir sur blanc que la fête foraine se déroulera elle aussi du 3 au 13 août. «Ils auraient dû, à ce moment-là, demander que les Fêtes débutent plus tôt pour inclure le 1er août.»

De plus, aucune demande officielle de la part de la direction de Genève Tourisme n’est parvenue au DEUS pour demander une autorisation pour le 1er. Les forains sont passés en force. «Nous n’allons pas retirer l’autorisation pour les Fêtes, même si nous sommes en droit de le faire, nous ne souhaitons pas pénaliser le public», précise Guillaume Barazzone. La sanction sera donc pécuniaire. La loi prévoit une amende allant de 100 à 60 000 francs.

«Il n’est pas acceptable de laisser s’installer des zones de non-droit dans notre république et notre ville»

Le magistrat ajoute: «Leurs assureurs peuvent se retourner contre eux. Imaginez s’il y avait eu un accident.» Enfin, l’élu PDC regrette «cette provocation. Je rappelle aux forains qu’on essaie de sauver les Fêtes de Genève, actuellement menacées par une initiative.» Nombre de conseillers municipaux partagent cette inquiétude. Alain de Kalbermatten (PDC lui aussi) déplore «un manque de responsabilité et d’éthique qui risque de péjorer l’avenir des Fêtes». Au PLR, Sophie Courvoisier rappelle: «Nous étions pour qu’ils puissent ouvrir, mais pas pour un passage en force.» Aux yeux d’Olga Baranova (PS), «c’est un très mauvais signal à la veille de la votation. Les forains ont fait un choix risqué.»

A l’exception notable du MCG, les partis estiment que les forains doivent être sanctionnés. «Il n’est pas acceptable de laisser s’installer des zones de non-droit dans notre république et notre ville», commente ainsi la Verte Marie-Pierre Theubet.

Seul le MCG Pascal Spuhler défend clairement l’attitude des forains: «Même s’il n’y avait pas d’autorisation, il n’y avait pas d’interdiction non plus, ils ont bien fait d’ouvrir, ils ont fait le bonheur des petits et des grands pour cette soirée du 1er Août.»

Enfin, l’UDC Eric Bertinat souligne que «le Conseil administratif, à majorité de gauche, a fait preuve de laxisme dans d’autres dossiers, comme celui de l’Usine, et se retrouve pris à son propre piège». Un épisode que ne manque pas de rappeler à son tour le PLR Simon Brandt.

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