La guerre au sexisme ordinaire est déclarée

PréventionLe Conseil d’État lance une campagne pour bannir de l’école les remarques déplacées ou discriminatoires.

La brochure aborde tous les types de discrimination.

La brochure aborde tous les types de discrimination. Image: DR

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«Face à des propos sexistes, les professionnels travaillant avec les jeunes se demandent souvent s’ils doivent intervenir. La brochure que nous présentons aujourd’hui est là pour les convaincre que oui.» Pour la conseillère d’État Nathalie Fontanet, c’est en effet en combattant les stéréotypes dès l’enfance et l’adolescence que l’on a le plus de chances de les déconstruire: enseignants et travailleurs sociaux doivent donc agir.

D’où l’intérêt du guide qu’a présenté mercredi le Conseil d’État: «Du sexisme ordinaire aux violences sexuelles: repérer pour agir». La publication est le fruit de la collaboration de plusieurs services, dont le Bureau de la promotion de l’égalité entre hommes et femmes, celui de l’intégration des étrangers ou encore le Service de santé de l’enfance et de la jeunesse.

«Le curseur a bougé»

«Après le phénomène #metoo, le curseur a bougé, commente Antonio Hodgers, le président du gouvernement. Ce qui était acceptable il y a peu ne l’est heureusement plus aujourd’hui.»

De propos en apparence anodins, du type «Allez les gars, ne courez pas comme des tapettes», aux remarques humiliantes sur le physique de jeunes filles, le manuel décrit de multiples situations et suggère des façons de réagir. Il sera tout d’abord distribué lors de cours de formation continue des enseignants, puis plus largement.

Un effort sur la durée

Mais la campagne ne s’arrêtera pas là. «Nous allons travailler sur la posture des enseignants et sur l’élaboration d’un code de déontologie», précise Anne Emery-Torracinta. En 2019, la campagne ciblera les parents, puis les jeunes l’année suivante. Pour chaque population, des outils spécifiques seront créés.

Enfin, Nathalie Fontanet promet également la présentation d’un projet de loi sur l’égalité. Il est actuellement à l'étude dans son département et elle le soumettra au Conseil d’État d'ici à quelques semaines. (TDG)

Créé: 26.09.2018, 18h33

Plafonnement des primes

Mercredi, le Conseil d’État a validé l’initiative populaire «Pour des primes d’assurance-maladie plafonnées à 10% du revenu des ménages», déposée par la gauche. Ce qui signifie qu’il la juge conforme au droit supérieur. En revanche, il demande au Grand Conseil de la refuser, principalement pour des raisons de coût, prévoyant d’ores et déjà de lui opposer un contre-projet.

Autre critique formulée par le conseiller d’État Thierry Apothéloz: «En se fondant sur la prime moyenne cantonale pour le calcul du montant du subside, la mise en œuvre de l’initiative n’inciterait pas les assurés à opter pour des contrats avec des primes inférieures, car ils toucheraient un même montant au titre du subside, que leur prime corresponde à la prime moyenne ou qu’elle soit inférieure à celle-ci.»

C’est malgré tout le coût pour l’État que craint en premier lieu le gouvernement. Il l’estime à 450 millions dans la situation actuelle et à près d’un milliard à un horizon de dix ans.

Le Conseil d’État souhaite par conséquent aller dans le sens des initiants, mais en réduisant le périmètre. Selon Thierry Apothéloz, trois scénarios sont envisagés: une augmentation des subsides actuels, des taux d’effort différenciés selon les classes de revenu ou une prise en charge par l’État uniquement jusqu’à un certain revenu.
E.BY

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