Les grévistes de Partage se disent prêts à aller jusqu’au bout

CAROUGEEn grève depuis jeudi, une quinzaine de personnes en emplois de solidarité crient leur colère.

Image: Luc Mégroz

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«En plus du salaire de misère, du travail pénible, il faudrait accepter le dénigrement, les insultes de la hiérarchie?» Roland Kungi, délégué du personnel de Partage, résume en une question toutes les revendications de la quinzaine d’employés de l’association Partage en grève depuis jeudi. Une nouvelle manifestation s’est déroulée aujourd’hui en début d’après-midi devant les locaux de l’association, à Carouge. Le message était clair: on continuera la grève tant qu’on ne nous aura pas donné satisfaction.

Le mouvement concerne très majoritairement le secteur de ramassage des ordures ménagères et du compost confié à Cyclotri, géré par Partage. Toutefois, pour Manuela Cattani, cosecrétaire centrale du SIT, le cas est exemplaire. «C’est la première fois que des personnes en emplois de solidarité arrivent à surmonter leurs peurs et à mener une grève, explique-t-elle. Partage est un cas d’école pour reparler de ces emplois, que nous combattons depuis leur introduction en 2009.» Rappelons qu’ils sont destinés à des chômeurs en fin de droits et financés en partie par l’Etat. On en dénombre aujourd’hui environ 800.

Ce qui semble avoir servi de détonateur est l’ambiance de travail très pénible chez Partage. Plusieurs des manifestants évoquent un manque de respect total, une pression insupportable et des propos insultants qui auraient été émis par la direction ou des cadres intermédiaires. «Nous avons demandé à l’Office cantonal de l’emploi d’ouvrir une enquête afin de vérifier si des collaborateurs ont subi des atteintes à la personnalité», confie Manuela Cattani.

Mais ce mouvement de colère cache d’autres revendications. Le SIT et les grévistes demandent que ces employés soient intégrés à la voirie de Carouge puisque la prestation qu’ils assument devrait en réalité être effectuée par la commune. Plus généralement, ils qualifient les salaires versés d’indécents. «Nous demandons à être traités correctement, conclut un manifestant. Moi qui ai quatre enfants, comment pourrais-je vivre normalement avec 2800 francs nets par mois.»

Créé: 26.08.2013, 16h08

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