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Le Grand Conseil est prêt à se mouiller pour une histoire de pipi de chien

Une commission souhaite renvoyer au Conseil d’Etat une pétition exigeant de revoir la question de l’urine canine dans l’espace public.

Déjà largement médiatisée, l’affaire du pipi de chien à 350 francs n’a pas laissé indifférente la Commission judiciaire et de la police. (Photo d'illustration)
Déjà largement médiatisée, l’affaire du pipi de chien à 350 francs n’a pas laissé indifférente la Commission judiciaire et de la police. (Photo d'illustration)
Keystone

Ceux qui pensent que les députés ne se préoccupent jamais des vrais problèmes des petites gens se trompent. Preuve en est le traitement d’une pétition déplorant qu’une propriétaire de chien se soit vue infliger, en novembre 2016, une amende de 200 francs (plus 150 francs d’émoluments) pour avoir laissé son caniche Michka uriner sur la chaussée.

Déjà largement médiatisée, l’affaire du pipi de chien à 350 francs n’a pas laissé indifférente la Commission judiciaire et de la police. Une majorité écrasante des commissaires propose de renvoyer au Conseil d’Etat la pétition, ce qui représente la prise en considération de son intérêt la plus élevée. Le sujet est à l’ordre du jour du Grand Conseil de cette semaine, mais sera certainement traité ultérieurement.

Le liquide comme le solide?

Signée par plus de 3000 personnes, la pétition demande aux autorités politiques de se pencher sur la délicate question suivante: s’il est exigible d’un propriétaire de chien qu’il ramasse les crottes laissées sur le domaine public par son animal, qu’en est-il de l’urine? La loi sur les chiens est peu précise sur ce point car elle parle de déjections, lesquelles peuvent être solides ou liquides.

C’est sur cette base législative qu’un policier a infligé une amende à la maîtresse de Michka, une dame de 72 ans. Bien défendue, la retraitée a obtenu en juin une diminution de l’amende: 160 francs au total, dont 60 francs d’émolument. Insuffisant pour son avocat, Me Robert Assaël, qui a porté l’affaire devant le Tribunal de police.

Rien n'est joué

Sur un autre front, lors de son audition par la Commission judiciaire et de la police, Manuel Alonso Unica (l’homme à l’origine de la pétition) a lancé une mise en garde au cas où l’obligation de ramassage concernerait également le pipi: «Les propriétaires de chiens devront alors s’adresser à toutes les communes du canton pour que ces dernières mettent à disposition des dispositifs permettant de ramasser l’urine.»

On se dit que, a priori, la cause avance et que le politique devrait entendre raison. Mais la vérité c’est que, le 22 septembre, le Grand Conseil a adopté des modifications de la loi pénale genevoise, refusant, dans ce cadre, de faire la distinction «entre petite et grosse commission» des canidés. Les chiens aboient, mais la caravane passe.

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