Glissades à répétition au Lignon

GenèveVernier demande à l’État de prendre des mesures pour améliorer l’adhérence des dalles de marbre à l’entrée des immeubles.

Le Lignon (image d'illustration)

Le Lignon (image d'illustration) Image: Steeve Iuncker-Gomez (archives)

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Un pompier qui se retrouve à l’hôpital après une mauvaise chute, des foulures, une fracture du crâne, des entorses… À entendre les habitants du Lignon, les dalles de marbre à l’entrée des immeubles n’en sont pas à leurs premières victimes. «Depuis toujours, par temps humide, elles se transforment en une vraie patinoire», s’emporte Josette Monnier, résidente d’une des barres et élue PDC au Conseil municipal de Vernier. Pour la deuxième fois en cinq ans, les autorités communales ont demandé à l’Office du patrimoine et des sites des mesures pour réduire le risque de chute.

L’ensemble étant classé au niveau architectural, la requête n’est pas simple. En 2013 déjà, à la suite d’une pétition des habitants, des élus municipaux avaient chargé l’Exécutif d’interpeller le Canton sur cette problématique. Aucune solution n’avait toutefois été trouvée. «On nous avait répondu que le maintien des surfaces en marbre des entrées des bâtiments constituait une exigence patrimoniale», se souvient le maire de Vernier, Pierre Ronget.

La situation a-t-elle évolué en cinq ans? Lassé d’entendre les gens se plaindre depuis cinquante ans, le conseiller municipal MCG André Sotomayor a décidé ce printemps d’étudier le dossier de près. «Et j’ai trouvé une faille juridique! annonce fièrement ce natif du Lignon. Selon le règlement du patrimoine de l’Unesco, un bâtiment classé ne doit pas mettre en danger la sécurité d’autrui.» Sur la base de ce nouvel élément, l’élu a déposé un projet de résolution en juin signé par sept autres élus de divers partis. Le texte demande une nouvelle fois à l’Exécutif d’exiger des mesures au Canton. Il a été accepté par la majorité de l’hémicycle.

Lors de la dernière séance du Conseil municipal, Pierre Ronget a transmis la réponse reçue de la directrice de l’Office du patrimoine et des sites. Sabine Nemec-Piguet informe que son service «va reprendre ses recherches afin que les revêtements des sols puissent garantir une meilleure sécurité». André Sotomayor se dit confiant: «C’est la première fois que la problématique est prise au sérieux par l’État. Cela démontre qu’il a pris conscience qu’il devait agir.»

Quelles pourraient être les solutions? Le courrier ne le précise pas. André Sotomayor évoque, lui, la technique du bouchardage, qui consiste à rendre le revêtement granuleux et donc antidérapant. Céline Garcin (TDG)

Créé: 11.09.2018, 07h28

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