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La Gérance immobilière dans le viseur du Municipal

La droite élargie et Ensemble à Gauche ont fustigé les pratiques de la Ville avec ses locataires.

Sandrine Salerno.
Sandrine Salerno.
Laurent Guiraud

«Des locataires apeurés»; «des gens qui ont l’impression d’être pris pour des abuseurs»; «des expulsions à tour de bras» et même des «méthodes s’apparentant à celle d’un régisseur voyou»… Les attaques contre la Gérance immobilière municipale (GIM) ont fusé hier soir lors du Conseil municipal de la Ville de Genève. La droite élargie et Ensemble à Gauche ont déposé cinq textes en urgence à ce sujet. «Une coïncidence à quelques jours des élections cantonales», a ironisé le conseiller municipal indépendant Pierre Gauthier.

Face aux critiques (lire nos éditions du lundi 9 avril) émanant surtout d’Ensemble à Gauche, la magistrate de tutelle, par ailleurs candidate au Conseil d’État, Sandrine Salerno explique: «Il s’agit d’une stricte application du règlement voté par le Municipal en 2009 et au droit du bail.» Elle rappelle que les résiliations concernent des locataires qui ne répondent plus aux critères pour bénéficier d’un logement social soit en raison d’une sous-occupation dudit logement, soit en raison des revenus et/ou de la fortune des locataires.

«Le travail d’examen au cas par cas a déjà été fait, insiste la conseillère administrative. Dans certains cas, la fortune personnelle des locataires est de 1,3 million. Est-il juste que ces personnes restent dans un logement social?» Elle précise que «pour toutes les personnes qui sont en sous-occupation mais qui rentrent dans les critères en termes de revenus, on trouve des solutions de relogement. Si elles sont refusées, on se retrouve au Tribunal des baux et loyers. Aujourd’hui, on ne compte que six procédures!»

Au-delà du fond, ce sont les méthodes que plusieurs conseillers municipaux fustigent. Le PDC Jean-Luc Von Arx déplore le fait que les locataires soient «effrayés par une réglementation qu’ils ne comprennent pas». L’indépendant Pascal Spuhler dénonce «une application du règlement de manière inhumaine». La MCG Danièle Magnin évoque, elle, «le stress important que représente un changement de domicile». Sur ce point, Sandrine Salerno confirme que le courrier de résiliation est envoyé sans discussion préalable avec le locataire et ce pour la raison suivante: «Si vous contactez les gens avant et qu’ils s’opposent à la résiliation, ils peuvent invoquer le congé représailles et sont protégés pendant trois ans.»

Le débat, plus apaisé que prévu, se prolongera en commission du logement.

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