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«Les gens ne devront pas travailler plus qu’aujourd’hui»

Pour les milieux patronaux, la loi sur l'ouverture des magasins le dimanche, soumise aux urnes le 19 mai, ne va pas péjorer les conditions de travail dans la vente.

Le peuple a déjà accepté en novembre 2016 que les commerces puissent être ouverts trois dimanches par an.
Le peuple a déjà accepté en novembre 2016 que les commerces puissent être ouverts trois dimanches par an.
Laurent Guiraud

«La volonté populaire, on peut toujours l’interpréter.» C’est ainsi que le député libéral-radical Serge Hiltpold répond aux accusations de «déni démocratique» portées contre la loi sur l’ouverture des magasins le dimanche, dont il est le cosignataire.

Ce texte, combattu par un référendum de la gauche et des syndicats (lire notre édition du 11 avril), est l’un des objets des votations du 19 mai. Or, le peuple a déjà accepté en novembre 2016 que les commerces puissent être ouverts trois dimanches par an. Toutefois, cela était soumis à la condition qu’une convention collective de travail (CCT) fixant des compensations pour le personnel soit étendue à toute la branche. Comme ce n’est toujours pas le cas, les négociations entre les syndicats et les associations patronales ayant tourné au vinaigre, la majorité de droite du Grand Conseil a fait passer une loi pour autoriser, même sans CCT, des ouvertures dominicales pendant une période d’essai de deux ans.

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