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Genève, ville la mieux gérée de Suisse

Avec une moyenne de 5,82 sur 6, c'est Genève et sa conseillère administrative Sandrine Salerno (PS) qui reçoivent la meilleure note.

TdG

Genève est la ville la mieux gérée de Suisse. Lausanne, Fribourg, Neuchâtel et Delémont s'approchent du podium, selon le comparatif de l'Institut des hautes études en administration publique (IDEHAP) et de "PME Magazine". De manière générale, les villes romandes sont bien placées, à l'exception de la Chaux-de-Fonds et Bienne.

Selon ce classement, à paraître ce mercredi dans l'édition de février de "PME Magazine", la Suisse occidentale "fait la leçon" à la Suisse alémanique. En effet, la seule commune à ne pas être latine ou bernoise dans la première moitié du classement est Frauenfeld. Le chef-lieu thurgovien parvient à se glisser au septième rang. Enfin, Lausanne effectue un redressement spectaculaire, abandonnant sa position de lanterne rouge de l'an dernier. L'embellie est même si importante que le chef-lieu vaudois ne rate le podium que pour cinq centièmes de point.

Avec une moyenne de 5,82 sur 6, c'est Genève et sa conseillère administrative Sandrine Salerno (PS) qui reçoivent la meilleure note. La ville réalise d'excellentes notes sur tous les indicateurs. Elle autofinance plus que complètement des investissements qui se situent pourtant à un très bon niveau. Ses rentrées couvrent très largement ses charges. Conséquence: la cité de Calvin a même pu se désendetter de près de 5% entre 2009 et 2010. Les dépenses sont bien maîtrisées puisqu'elles s'inscrivent aussi à la baisse par rapport à l'exercice précédent. Le seul élément discutable tient au fait qu'un franc sur douze des revenus n'est pas nécessaire pour couvrir les charges courantes. Théoriquement, dans un tel cas de figure, il conviendrait soit d'augmenter les prestations, soit de réduire la fiscalité. Mais on voit mal Sandrine Salerno proposer une baisse d'impôts, surtout avec la crise.

Bellinzone est deuxième, Berne troisième. A deux doigts du podium, Lausanne profite d'un effet de base favorable: en 2009, ses résultats étaient plombés par le renflouement de sa caisse de pension. Les dépenses extraordinaires liées à ce sauvetage la favorisent en revanche sur l'exercice 2010.

Au cinquième rang, la ville de Fribourg (5,39) fait presque aussi bien que la Confédération (5,40). Les points faibles du chef-lieu fribourgeois restent sa difficulté à couvrir ses charges. Même légèrement négatif, ce résultat provoque une hausse de la dette. Mais, surtout, la cité des Zähringen peine à investir suffisamment, selon le comparatif de l'IDHEAP.

Grande triomphatrice l'an dernier, la ville de Neuchâtel recule cette année au sixième rang, avec une moyenne de 5,27. Cette baisse de presque un demi-point tient à deux contre-performances. La première peu pénalisante concerne l'impéritie de la cité à estimer ses recettes fiscales. Avec un écart de presque 14%, Neuchâtel est cependant la championne de la sous-évaluation pessimiste des revenus de ses impôts. Par ailleurs, mesurée aux dépenses courantes, la dette nette de la capitale neuchâteloise a sensiblement progressé (+2.

Delémont, huitième du classement, est défavorisée car elle cumule les deux faiblesses repérées à Lausanne et à Neuchâtel. Par rapport à 2009, son endettement a explosé en 2010 (+5,12 et son service de la dette reste très lourd. Ce dernier avale un franc d'impôts sur 14. Les deux cités bernoises de Thoune (5,07) et de Köniz (5,02) complètent cette première moitié du classement et la liste des villes à plus de 5 de moyenne.

Avec 4,76 de note moyenne et une onzième place, Sion entame la deuxième moitié du classement. La capitale valaisanne est pénalisée par des investissements massifs qu'elle peine à complètement autofinancer. La municipalité sédunoise est aussi pessimiste dans l'élaboration budgétaire des rentrées fiscales, estiment les auteurs du classement. Avant-dernière, La Chaux-de-Fonds investit "à tour de bras" mais doit recourir à l'emprunt pour les trois quarts de ces dépenses. Résultat: sa dette nette augmente. Surtout que la grande cité "du Haut" est dans le rouge au niveau de son ménage courant. Enfin, Avec 3,27, Bienne figure en queue de classement à la vingitième place. Son résultat est encore péjoré par des dépenses courantes qui excèdent largement les recettes alors que la ville investit à grand flot.

(AP)

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