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Genève a trouvé la première exoplanète, mais c’est Lucerne qui la baptise

L’astre découvert en 1995 par Michel Mayor et Didier Queloz, de l’Observatoire de Genève, s’appellera désormais Dimidium.

Image d'archives. Michel Mayor, astrophysicien qui a découvert la première exoplanète.
Image d'archives. Michel Mayor, astrophysicien qui a découvert la première exoplanète.
SEBASTIEN FEVAL

Lancé en janvier 2015 par l’Union astronomique internationale (UAI), le concours visant à attribuer un nom à divers astres (nos éditions des 15-16 août) a rendu son verdict. La première exoplanète, découverte en 1995 par l’astrophysicien Michel Mayor et son assistant d’alors Didier Queloz, de l’Observatoire de Genève, s’appellera désormais Dimidium.

Il y a vingt ans, la trouvaille des Genevois avait fait l’effet d’une petite bombe. Pour la première fois en effet, sur la base de savants calculs – les exoplanètes étant invisibles même au télescope – des chercheurs parvenaient à prouver l’existence d’astres où une forme de vie est envisageable, hors du système solaire.

A l’époque, l’exoplanète en question avait été baptisée 51 Pegasi b. Explication: 51 Pegasi désigne la 51e étoile connue au sein de la constellation de Pégase; le petit b désigne, lui, la première exoplanète attribuée à cette étoile. Durant vingt ans, la nouvelle planète découverte par les Genevois – en l’occurrence une géante gazeuse qui affiche 140 fois la masse de notre bonne vieille Terre – s’est donc appelée 51 Pegasi b. Et continuera à l’être par les astrophysiciens, qui considèrent que ce système de classification est d’une évidente clarté, contrairement aux noms donnés à une vingtaine d’étoiles et d’exoplanètes suite au concours lancé par l’UAI.

Mais d’où provient ce nouveau nom de Dimidium, mot latin qui signifie «moitié», ou «demi», que l’on peut traduire par «chacune des deux parties égales d’un tout»? Il a été proposé par la Société astronomique de Lucerne et a récolté finalement 2322 suffrages du public. La Société astronomique de Genève avait pour sa part choisi Epicurus, en hommage au savant grec Epicure, «qui a écrit des choses fondamentales sur la physique et imaginait, il y a plus de 2000 ans déjà, que l’Univers abritait d’autres mondes habitables», nous confiait Michel Mayor en août dernier. Las, la proposition genevoise n’a récolté que 1912 suffrages et arrive finalement en deuxième position. Elle devance d’autres suggestions de sociétés françaises, japonaises, suédoises, autrichienne, américaine ou encore de Hongkong.

A noter que le concours Exoworlds permettait aussi de renommer des étoiles, telle Pegasi b, qui s’appellera désormais Helvetios, patronyme lui aussi proposé par la Société astronomique de Lucerne.

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