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Genève est toujours la capitale suisse de l'embouteillage

L’indice du fabricant de GPS TomTom place le bassin genevois au 54e rang mondial des métropoles engorgées.

Comparée aux villes de Berne, Bâle, Lugano, Lausanne et Zurich, Genève reste celle où le temps perdu dans les bouchons est le plus élevé, indique le fabricant de GPS TomTom.
Comparée aux villes de Berne, Bâle, Lugano, Lausanne et Zurich, Genève reste celle où le temps perdu dans les bouchons est le plus élevé, indique le fabricant de GPS TomTom.
L. Guiraud (archives)

Genève conserve la lanterne rouge au classement national de la fluidité routière. Comparée aux villes de Berne, Bâle, Lugano, Lausanne et Zurich, elle reste celle où le temps perdu dans les bouchons est le plus élevé, indique le fabricant de GPS TomTom, qui publie chaque année son indice. Se basant sur 11 millions de kilomètres parcourus dans le bassin genevois (par les utilisateurs de ses systèmes de navigation) la firme néerlandaise aboutit à la conclusion que la saturation du trafic entraîne une augmentation de 36% du temps de trajet. Au total, cela représente une moyenne de 38 minutes par jour, 146 heures par année, pour les utilisateurs du réseau routier genevois, avec une une augmentation de 3% en 2016 par rapport à l'année précédente.

TomTom indique même que le jeudi 16 juin fut le jour le plus congestionné de l’année. Les meilleures moments pour perdre du temps sur les routes? Le mardi matin (8 h-9 h) et vendredi soir (18 h-19 h).

Parmi les six villes suisses sélectionnées, Genève devance toujours Zurich (31%) alors que Lausanne, intégrée pour la première fois à ce classement, occupe la troisième marche du podium national des villes embouteillées avec 29%.

Cette première place permet aux Genevois de se comparer à l’échelon international. Là, Mexico (Mexique), Bangkok (Thaïlande) et Jakarta (Indonésie) sont inégalables avec des niveaux de congestion fluctuant autour des 60%. Dans ce classement mondial, Genève est installée à la 54e place (sur 390 villes): on y roule moins bien qu'à New York, Naples ou Barcelone.

Reste à questionner la pertinence de l’indice élaboré par une société privée et sans valeur scientifique. Par ailleurs, le fabricant de GPS a pris le parti de comparer les temps de circulation en temps fluide avec les moments de congestion avant d’en tirer un pourcentage. En 2015, Yves Delacrétaz, professeur à la Haute école d’ingénierie et de gestion d’Yverdon et ancien patron de la Direction genevoise des transports, relativisait la valeur de l’indice Tom Tom: «Dans une ville de petite taille comme Genève, où les parcours examinés, pour une grande partie, sont brefs, un bouchon d’une poignée de minutes peut engendrer un pourcentage très élevé.»

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