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Genève est à un souffle du cap des 500 000 habitants

Le canton comptait à la fin de décembre 498 221 résidents. Surprise! La part des étrangers diminue grâce aux naturalisations.

La population genevoise continue de croître.
La population genevoise continue de croître.
Laurent Guiraud

En 2017, la population genevoise s’est encore accrue de 4515 âmes (+ 0,9%). La croissance démographique continue de ces dernières années – malgré un petit coup de mou en 2016 – amène doucement le canton au seuil des 500 000 habitants. À la fin de l’année dernière, nous en étions très exactement à 498 221 résidents.

«Nous ne sommes effectivement plus loin du demi-million d’habitants, a commenté lundi le conseiller d’État Pierre Maudet. Ce cap sera peut-être franchi par le biais d’un Papyrus régularisé, ce qui serait assez amusant.» Une référence à l’opération genevoise de régularisation des sans-papiers. Selon Hervé Montfort, le nouveau directeur de l’Office cantonal des statistiques (Ocstat), le seuil devrait vraisemblablement être atteint en juin. Au plus tard, ce sera en septembre.

Présentée dans le cadre du bilan annuel de l’Office cantonal de la population et des migrations (OCPM), l’information a suscité quelques questions. Pierre Maudet a ainsi assuré que le Canton marquera l’événement «car, si ce n’est pas un objectif, ce n’est pas anodin non plus».

Beaucoup de nouveaux Suisses

La croissance démographique du canton s’explique à nouveau par le solde migratoire (2738 personnes). Paradoxalement, la part des étrangers dans la population totale diminue toutefois, pour se porter à 40,2% (contre 41,2% en 2015). La raison: un grand nombre d’étrangers sont devenus suisses en 2017, très exactement 5372. Une tendance déjà très marquée en 2016 et 2015.

«Beaucoup d’étrangers se sont en effet naturalisés l’année dernière, sans doute motivés par l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2018, de la nouvelle Loi fédérale sur la nationalité», ajoute le directeur de l’Ocstat. Désormais, la naturalisation est en effet fermée aux non-titulaires de permis C.

L’augmentation du nombre de naturalisations est également due à une campagne d’information volontariste de l’État, ainsi qu’à une dynamisation de la procédure. «Ce qui a aussi renforcé l’attractivité, c’est que le coût de la naturalisation a fortement diminué, ajoute Bernard Gut, le directeur général de l’OCPM. Alors que les candidats payaient jusqu’en juin 2017 une taxe fixée en fonction du revenu, c’est désormais un émolument qui est perçu.» Il est de 1250 francs pour un adulte de plus de 25 ans ou de 2000 francs pour un couple.

L'effet Papyrus aussi

Pour en revenir au solde migratoire, on relèvera que l’opération Papyrus a également eu un effet sur les statistiques. Selon l’Ocstat, 3% des 17 526 arrivées d’étrangers correspondent en fait à des régularisations.

Résultat: la population genevoise de nationalité suisse s’élève à 297 764 personnes, alors que les étrangers sont 200 457. Parmi ces derniers, 65% sont originaires de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange.

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