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Comment Genève se prépare à l'épidémie

Aucun cas n'est recensé. En attendant, il faut «préparer, informer, rassurer», affirment les autorités.

Image d’illustration.
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DPA

Paniquer ne sert à rien. C’est le mot d’ordre des autorités cantonales, qui, comme à l’époque du SRAS en 2003 et d’Ebola en 2015, marchent sur une ligne de crête, tentant de concilier des objectifs potentiellement divergents: la préparation face à une épidémie, l’information de la population et la volonté de rassurer. Rassurer n’est d’ailleurs peut-être pas le plus compliqué, car «à cette heure, à ce jour, aucun cas n’a été enregistré en Suisse et personne n’est en quarantaine», martèle Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la sécurité, de l’emploi et de la santé. Du coup, aucune mesure spécifique n’est à l’ordre du jour, si on exempte le rappel des règles élémentaires d’hygiène pour tous les cas de grippe (lire ci contre). Pas question non plus de spéculer sur des scénarios catastrophes: distribution de masques aux écoliers, annulation du Salon de l’auto ou interruption des TPG, etc. La suppression des vols Genève-Pékin serait en outre une mauvaise idée: «On voit qu’en Italie, les voyageurs ont finalement atterri hors du pays avant d’y revenir, empêchant tout traçage.»

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