Genève se dote d'un plan d'action pour faciliter les livraisons

TransportsLe Conseil d'État entend privilégier l'usage des routes par le transport professionnel «qui n'a pas d'alternative et en a vraiment besoin».

Serge Dal Busco, Antonio Hodgers et la chancelière Michèle Righetti.

Serge Dal Busco, Antonio Hodgers et la chancelière Michèle Righetti. Image: DR

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«Il faut veiller à attribuer la route en priorité à ceux qui n’ont pas d’alternative et en ont vraiment besoin.» C’est en déroulant ce tapis rouge au transport professionnel que le conseiller d’État Serge Dal Busco a présenté mercredi le premier plan d’action de l’État pour les marchandises et la logistique urbaine. Le document, qui sera soumis au Grand Conseil, a été élaboré en concertation avec 80 acteurs du secteur. Et cela alors que «les professionnels se plaignent depuis des années d’être les parents pauvres de la politique des transports», selon Nathalie Hardyn, de la Chambre de commerce.

Le plan énumère 22 actions concrètes visant à faciliter les livraisons à Genève. Un système de bornes lumineuses doit par exemple être testé à la rue du Rhône pour signaler les usages abusifs des places de livraison; la création d’un disque réservé aux professionnels et indiquant l’heure d’arrivée est évoquée. Une structure de distribution à proximité du centre-ville, par exemple à La Praille, permettrait de décharger les marchandises des gros camions et de livrer en zone urbaine avec des véhicules mieux adaptés.

Directrice des projets stratégiques à l'Office cantonal des transports, Chrystelle Charat cite un exemple lyonnais pouvant servir d'inspiration: des commerces du centre travaillent avec un grand bâtiment sécurisé situé en périphérie où arrivent toutes leurs livraisons. «C'est une entreprise qui y gère leur réserve, note-t-elle. Au vu des prix du foncier au centre-ville, ces commerçants n'ont aucun intérêt à y garder leur stock.» Au fil des besoins, les arcades sont approvisionnées par des livraisons mutualisées.

Autre exemple? En ville, on envisage des sas de livraison, des box fermés permettant de déposer en toute sécurité les colis que le destinataire récupérera plus tard. De tels sas pourraient eux aussi être partagés par plusieurs enseignes. «Plus on arrive à mutualiser, plus on optimise, résume Antonio Hodgers, président du gouvernement. A ce titre, l'État a un rôle planificateur à jouer et on va se préoccuper de ce genre d'espaces dans le cadre du projet PAV.»

On envisage en outre de promouvoir la reprise des emballages par les livreurs permettrait de réduire les allées et venues, et de libérer de l’espace dans les commerces. Le texte veut aussi promouvoir le recours au rail pour acheminer le matériel des chantiers ou évacuer les déblais. (TDG)

Créé: 06.12.2018, 07h53

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