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Si Genève m'était contée

Des récits sur la ville sont maintenant disponibles sur l'application Traverse.

Captures d'écran de l'application Traverse.
Captures d'écran de l'application Traverse.

On dirait de grosses marguerites au cœur pixélisé. Septante QR codes colorés ont fleuri dans la ville, comme sur la fontaine à eau de l’esplanade du pont de la Machine. Une fois scannés sur un smartphone, ils mènent à un contenu inédit sur une application gratuite déjà existante, «Traverse» (à télécharger sur Google play ou Itunes). Un sentier culturel sur le thème de la botanique présente par exemple sept lieux emblématiques.

«La plus-value de cette application, c’est qu’elle raconte l’histoire d’un lieu», avance Ulrich Fischer, artiste genevois à l’origine du projet. À travers textes, photos, vidéos, cartes, elle «fait le lien, grâce aux technologies d’aujourd’hui, avec notre passé commun, résume le maire de la Ville, Sami Kanaan. Elle fournit de vraies connaissances historiques documentées.» Pourtant, l’encyclopédie participative en ligne Wikipédia est souvent indiquée comme référence. Est-ce une source suffisamment fiable? «Wikipédia est aussi faillible que les bibliothèques, balaie Ulrich Fischer. Wikipédia est plus neutre car le contrôle est assuré par des pairs, et pas en interne. Ce qui nous intéresse plus que la vérité, ce sont les histoires, c’est d’être touché. S’il y a des erreurs, on les corrigera.»

Le logiciel utilise notamment des illustrations de l’association Réminiscences, c’est-à-dire des superpositions de photos prises à plus d’un siècle d’écart (lire notre édition en ligne du 27 septembre). Dommage, la fonction interactive qui permet de passer manuellement de la version ancienne à la version actuelle n’est pas intégrée directement dans l’application, elle n’est accessible que grâce à un renvoi à un site externe.

Traverse n’est pour le moment disponible qu’en français. «On a repris des contenus existants tels quels, cela aurait un coût de les traduire, explique Ulrich Fischer. Cela est destiné en premier lieu au bassin francophone, aux habitants ou au tourisme régional.» En effet, l’outil ne fait pas doublon avec l’application City guide de Suisse Tourisme. «Ce n’est pas une application pratique, mais plutôt sentimentale, estime Sami Kanaan.» De nombreux contenus sont aussi disponibles pour la France voisine, comme un dossier sur les églises baroques de Savoie ou sur les ponts du diable.

Le projet, intitulé «Raconte-moi Genève», est lancé dans le cadre de l’année de mairie de Sami Kanaan, et a coûté quelque 20 000 francs. Une balade photographique en lien avec ce projet est organisée par l’association Igers Geneva le jeudi 13 juin au soir. Plus d’informations sur www.igersgeneva.ch à partir de la fin de mai.

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