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Genève implante la santé en ligne dans les «déserts médicaux»

Depuis quinze ans, un professeur des HUG développe la télémédecine dans des régions reculées. Il vient de recevoir un prix.

Un médecin de district au Mali effectue une échographie d’une patiente enceinte présentant des saignements. Les images sont envoyées par Internet à un radiologue basé à Bamako, à 300?kilomètres de là. L’expert indiquera que la patiente peut être traitée sur place.? A. GEISSBUHLER
Un médecin de district au Mali effectue une échographie d’une patiente enceinte présentant des saignements. Les images sont envoyées par Internet à un radiologue basé à Bamako, à 300?kilomètres de là. L’expert indiquera que la patiente peut être traitée sur place.? A. GEISSBUHLER

Un jeudi matin, dans un dispensaire au fin fond du Mali, un médecin effectue une échographie sur une femme enceinte qui présente des saignements. Pour confirmer son diagnostic, il envoie les images par Internet à un radiologue situé à 300 km de là. Au même moment, en Guinée, un autre médecin se rend dans un cybercafé pour suivre en direct le cours d’un professeur de la capitale sur les plaies. Ces expertises et enseignements à distance sont rendus possibles grâce à la télémédecine. Soit un système qui rend la santé accessible en ligne, avec les nouvelles technologies. Un médecin genevois en a fait son credo: Antoine Geissbuhler, chef du service de cybersanté et télémédecine des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), implante depuis quinze ans la télémédecine dans les pays en développement. Il vient de recevoir un prix, le «Credit Suisse Award for Best Teaching 2015», pour ses projets.

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