A Genève, une femme sur trois a subi des violences

Drame familialLes victimes de violences domestiques ont souvent peur de parler. Les proches sont sollicités.

Un drame familial s’est joué vendredi soir à Sécheron.

Un drame familial s’est joué vendredi soir à Sécheron. Image: PIERRE ABENSUR

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Une mère de famille abattue par balle par son ex-conjoint. Ce drame familial survenu vendredi illustre un cas extrême de violence domestique, comme il en arrive un à quatre par an à Genève. Les attaques verbales, physiques, sexuelles, économiques récurrentes, qui tétanisent les victimes, sont bien plus répandues. L’an passé, la police est intervenue à plus de 750 reprises pour ce genre de cas, en hausse de 12%. Car si les dénonciations sont plus nombreuses, elles restent faibles comparées à l’étendue du phénomène. Pour encourager les victimes à trouver de l’aide, les proches sont sollicités à travers une campagne de sensibilisation.

Une femme majeure sur trois, habitant à Genève, dit avoir subi des violences domestiques une fois dans sa vie. Pour les hommes, la proportion correspond à un sur quatre. En 2012, 4,3% de la population genevoise majeure, soit 16 633 personnes, de tous les milieux sociaux, se sont déclarées touchées directement. Or, seules 3300 ont cherché de l’aide auprès d’une structure institutionnelle. Des chiffres effarants tirés d’une étude réalisée dans le canton par le criminologue Martin Killias; une évaluation unique en Suisse.

Comment expliquer ce fossé? «Une frange de la population ne sait pas où trouver de l’aide, explique Béatrice Cortellini, directrice de l’association Solidarité Femmes.

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Créé: 17.06.2014, 07h42

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