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Pourquoi Genève croule sous les bureaux vides

La région de l'aéroport est l’une des zones les plus touchées par les surfaces vacantes.

Malgré des prix corrects, près de la moitié de cet immeuble est vide.
Malgré des prix corrects, près de la moitié de cet immeuble est vide.
STEEVE IUNCKER-GOMEZ

L’argument de vente fait sourire. À l’avenue Louis-Casaï, une régie propose un simple espace de travail pour 279 francs par mois en vantant «la vue imprenable sur les montagnes». Malgré un coût mensuel deux fois moins élevé qu’au centre-ville, cette place est à prendre. À un mois de l’entrée en service du Léman Express (LEX), cette avenue reliant Balexert à Cointrin se caractérise surtout par des immeubles désormais excentrés. Des milliers de mètres carrés y cherchent preneur. À un jet de pierre de là, le vaste quartier de l’Étang est en train de pousser et 140 000 m2 d’activités (dont des bureaux) y seront réalisés. À Blandonnet, 20 000 m2 cherchent des locataires. Et d’ici à 2030, le canton planifie la création de 2,7 millions de mètres carrés d’activités diverses (lire ci-dessous).

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