Genève crée un bureau de plaintes contre le racisme

Semaine contre le racismeKanyana Mutombo prend la présidence tournante d'une fédération qui regroupe cinq associations de défense des droits de l'homme

Image: Pascal Frautschi (Archives)

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«Il nous faut encore embaucher un ou une juriste et trouver des locaux, mais la Coordination «Écoute contre le racisme» (CECR) est née.» André Castella respire. La création d'un bureau de plaintes indépendant ne fut pas une petite affaire. Monsieur intégration se réjouit: «Le canton de Genève satisfera ainsi aux recommandations de l'Office fédéral des migrations, de la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance et du HCR.» L'autre bonne nouvelle, c'est la Semaine contre le racisme qui, pour la première fois, associe six cantons romands.

Le bureau recueillera les témoignages de tous ceux qui se sentent discriminés en raison de leur race. Le juriste étudiera avec eux les possibilités de déposer une plainte. «Le racisme ce n'est pas une opinion, rappelle André Castella, c'est un crime. »

«Nous avons opté pour une structure privée, explique le chef du Bureau de l'intégration et père du «Respect ça change la vie», car dans beaucoup de pays les administrations publiques sont facteurs de discrimination. Bien des migrants hésitent à s'adresser à l'Etat.»

On retrouve dans la CECR cinq associations qui combattent la discrimination et font la promotion des droits de l'homme: la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (CICAD), l'Association romande contre le racisme SOS racisme (ACOR), l'Action contre le racisme anti-noir (CRAN) et la Ligue suisse des droits de l'homme.

Kanyana Mutombo sera le premier président de la Coordination «Écoute contre le racisme». «Au CRAN, nous recevons beaucoup de plaintes, mais nous n'avons pas les moyens d'engager une médiation professionnelle ou un avocat. Le bureau recevra aussi bien les victimes que les témoins ou même les auteurs d'actes de racisme», précise son premier président.

Le Bureau de plaintes sera financé par une subvention de 74'000 francs dégagée du budget du Bureau de l'intégration.

Créé: 21.03.2012, 16h48

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