Ils gagnent Paris via un tour du monde en 80 questions

Jeu télévisé Une soixantaine de candidats ont passé les tests à Genève pour le célèbre jeu «Questions pour un champion». Vingt heureux à l’arrivée.

Image: GEORGES CABRERA

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«Quel Etat insulaire de l’océan Indien dont la ressource principale est le tourisme a pour capitale Malé?» Dans la salle Mahatma Ghandi de la Maison des Associations, mercredi soir, une soixantaine de mains, assurées ou fébriles, inscrivent la réponse sur une feuille. On entend voler une mouche alors qu’Océane, l’animatrice, répète la question. Il y en aura 39 autres pour ce test No 1, premier sésame avant de toucher le Graal: une qualification pour le jeu télévisé vedette de France 3 «Questions pour un champion».

L’assemblée est éclectique et de tous âges. Du brasseur de bière au professeur de maths, en passant par le banquier, le retraité, la guide de musée ou encore le fou de reptiles. Ambiance studieuse, car les questions ne sont pas toutes faciles. Evidemment, «quelle est la capitale fédérale de la Suisse depuis 1848» fait sourire cet aréopage très helvétique. En revanche, il transpire pour trouver le nom de ce «mathématicien français du XVIIe siècle». Vous aussi vous séchez? Pour la petite histoire, sachez donc qu’il s’agit d’un certain Pierre de Fermat.

Le premier test rempli, on passe aux corrections. Trois candidats ont fait plus de 30 points, bravo! Tous ceux ayant trouvé au minimum 19 bonnes réponses sont qualifiés pour le second test.

Les autres? Ils quittent la salle. Tel Guillaume, 38 ans, un Aniérois travaillant dans la banque. Déçu? «Non, je suis venu pour le plaisir du jeu, pour tester ma culture générale.» Bilan chiffré? «Disons très mauvais, sourit-il. Mais je trouve qu’il y a trop de questions franco-françaises. J’étais passé au jeu télévisé de la RTS «Télé la question», c’était plus facile.»

Vibrisses, bonne réponse

Le second questionnaire comporte lui aussi 40 questions. Degré de difficulté égal, selon plusieurs participants. Reste que la trentaine de rescapés, plus que jamais concentrés, retiennent leur souffle. «Quels noms portent les poils sensoriels de certains mammifères tels les chats?» demande Océane. La bonne réponse est: vibrisses. «Winnipeg est la capitale de quelle province canadienne?» Manitoba, bien sûr.

Ce tour du monde en 80 questions passe par la Toscane, la cuisine provençale, un cinéaste soviétique, une reine d’Arabie… Dans un autre registre, le symbole chimique du potassium en a fait suer plus d’un (si jamais, c’est K).

D’autres s’en sortent magnifiquement. A l’exemple de Michel, un Sédunois de 32 ans qui totalise 36 points au premier test et 38 au second! Il s’agit d’un habitué. «Je suis déjà allé à Paris en 2007 pour «Questions pour un champion», avoue-t-il. Je suis arrivé en finale où j’ai gagné trois fois de suite.» Pour quel gain? «C’est accessoire, mais je suis reparti avec des encyclopédies sous le bras!» Et comment se prépare-t-il? «Apprendre le dictionnaire par cœur ne sert à rien, relève ce prof de maths. En revanche, je joue beaucoup à des quiz en ligne et je viens parfois au club de «Questions pour un champion» à Vernier.» Ces mordus se réunissent chaque lundi soir. Ils étaient d’ailleurs une quinzaine à participer à cette sélection.

Sandra, 56 ans, s’est elle aussi qualifiée. «J’ai fait deux fois 24 points», se réjouit cette Bâloise d’Arlesheim, venue tout spécialement à Genève pour l’occasion. Elle aussi est déjà montée à Paris, «en 2002, où j’ai atteint la finale, et en 2013 où j’ai échoué en choisissant le thème mystère. C’était un questionnaire sur la guerre froide au cinéma. Pas mon truc.» Le trac du direct, peut-être? «Non, j’aime jouer et être sur un plateau de télévision ne m’impressionne pas», assure cette guide de musée.

Laurent, un transitaire genevois habitant Chéserex (VD), a déjà connu le plateau parisien, où il était arrivé une fois en finale. Son secret? «Il faut beaucoup lire et s’informer. Mais il est vrai que parfois, les questions sont un peu trop axées sur la France.»

Ah, la belle cordière…

Au final, vingt candidats se sont qualifiés. Michel, le second animateur, leur indique qu’ils seront appelés dans les deux ans à venir, mais certains dès ce vendredi, pour enregistrer des émissions à mi-décembre. Avant de partir, ils ont tous eu droit à un petit casting personnel, face caméra.

Et l’auteur de ces lignes, il s’est qualifié? Je vous vois venir… De fait, je n’ai pas participé, mais je me suis piqué au jeu et j’ai tout de même tenté de répondre aux questions. Verdict? 22 points au premier test, piètre prestation au second (13 points). N’empêche, vous le saviez, vous, que la poétesse française du XVIe siècle que l’on surnommait la Belle cordière s’appelait en réalité Louise Labé?

(TDG)

Créé: 13.10.2017, 07h22

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