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Une fresque géante ornera La Perle du Lac

L’artiste Saype s’adonne à la peinture sur herbe pour SOS Méditerranée.

Des artistes peignent une fresque monumentale sur la pelouse de la Perle du Lac. De gauche à droite: Lionel, saupe et Simon.
Des artistes peignent une fresque monumentale sur la pelouse de la Perle du Lac. De gauche à droite: Lionel, saupe et Simon.
Steeve Iuncker-Gomez

Si vous surprenez trois jeunes en tee shirt noir en train de repeindre les pelouses du parc de la Perle du lac ces prochains jours, merci de ne pas appeler la police. Ce n'est pas un saccage, c'est du land art. Ce ne sont pas des vandales, mais trois bénévoles qui mettent leur talent au service de la cause de SOS Méditerranée, cette association spécialisée dans le sauvetage en mer des migrants. Encore un peu de patience, et vous verrez apparaître une fresque monumentale représentant une petite fille qui lance son bateau-origami sur les flots du lac.

«On est très touchés par ces gens qui mettent leur vie entre parenthèses pour monter sur un bateau et sauver celle des autres, explique l'artiste français Guillaume, alias Saype. Alors nous aussi on a décidé de mettre notre vie entre parenthèses pendant deux semaines, à notre façon.» Le graffeur, installé à Bulle, écarte les lieux trop complexes pour accueillir son oeuvre, comme la Libye ou l'Italie, et se décide pour Genève grâce à son aura internationale. Il repère la Perle du lac sur Google Earth et démarche les autorités, séduit un cadre du service des espaces publics. Promis, il préservera l'herbe en utilisant une peinture «100% bio. Le noir c'est du charbon, le blanc de la craie. Et on ajoute une colle naturelle à base de lait comme liant, pour imperméabiliser.» Le bateau lui sera bien réel, en bois, avec des bidons et des tissus blancs légers pour imiter le papier. Le personnage d'une petite fille, dénommée «Future», est récurrent dans le travail de l'artiste. On peut par en admirer un exemple dans le cadre du Festival Vevey images actuellement. «On avait peur que l'oeuvre soit politisée, mais SOS Mediterrannée m'a convaincu car ils sont apolitiques», reprend Saype. En l'occurence, le projet n'aurait pu se faire sans le soutien de la Ville de Genève, par le biais du magistrat Guillaume Barazzone.

«Ce qui m'a plu c'est le côté poétique, relève Caroline Abu-Sa'da, directrice de l'association en Suisse. C'est une manière douce d'aborder le sujet. L'idée n'est pas de choquer les gens, de les dégoûter. Cet endroit fait beaucoup de sens avec la présence des organisations internationales à proximité.» C'est aussi un coup de pub bienvenu alors qu'on «parle moins de la nécessité d'un dispositif de sauvetage en Méditerrannée ces dernière semaines, mais les besoins sont toujours présents.» Et les soutiens financiers bienvenus.

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